Pourquoi l'Hotel California des Eagles n'est pas (du tout) un établissement luxueux

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The Eagles
Le fameux "Hotel California" des Eagles fait plus référence à un centre de désintoxication qu'à un établissement luxueux. © Ethan Miller / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP
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UN JOUR UN TUBE (8/32) - Tout l'été, Europe 1 vous propose de découvrir chaque jour une chanson qui a marqué l'été. Aujourd'hui, "Hotel California", des Eagles.

Vous avez sûrement déjà poussé les portes de cet hôtel aux relents de côte ouest américaine de nombreuses fois : "Hotel California", titre des Eagles, est l'un des plus grands tubes de l'histoire. Un titre culte tiré de l'album éponyme sorti en 1976, qui se vendra à 32 millions d'exemplaires. Mais peu de gens non-anglophones se doutent que le lieu dépeint dans cette chanson de 6 minutes n'a rien d'un hôtel glamour et luxueux, où tout est possible.

 

Bien sûr, le refrain accueille les auditeurs/visiteurs avec l'entêtant "bienvenue à l'Hotel California, quel endroit délicieux" avec "plein de chambres" et un "belle façade". Mais l'endroit décrit par les Eagles ressemble plutôt... à un centre de désintoxication.

Les addictions très présentes dans la chanson

Dans cet hôtel, comme on l’entend dans un couplet, il y a des miroirs au plafond, le champagne rose sur la glace, mais il y a surtout deux phrases équivoques. D’abord : "Nous sommes tous simplement des prisonniers ici de notre propre initiative." L'autre couplet est le suivant : "J'ai dit 'apportez-moi mon vin, s’il vous plait', il me répondit 'nous n’avons plus cet alcool depuis 1969', et toujours ces voix qui m’appellent de loin qui te réveillent au milieu de la nuit." Ces "voix", ce sont les addictions.

Don Henley, le membre fondateur des Eagles, était plutôt discret sur la signification de ces paroles. Il finira par dire dans une interview que "cette chanson reflète parfaitement l’esprit de l’époque, qui était une période de grand excès en Californie et dans le milieu de la musique". Et la chanson se termine de manière funeste : à l'hôtel California, "vous pouvez régler la note quand vous le souhaitez, mais vous ne pouvez jamais partir".

Europe 1
Par Angèle Chatelier