Michèle Bernier défend le théâtre : "N'ayez pas peur d'aller au spectacle !"

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Alors qu'elle reprend la tournée dans des salles de spectacle soumises à de nombreuses mesures liées au contexte sanitaire, Micheèle Bernier a pris la défense des théâtres et des spectateurs désirant s'y rendre, à l'occasion de son passage dans l'émission d'Anne Roumanoff "Ça fait du bien". 
INTERVIEW

"On est en train de dire au spectateur 'Reste chez toi, ne vis plus', alors que l'on sait très bien qu'humainement on n'est pas capable de cela." C'est inquiète vis-à-vis des mesures sanitaires imposées aux salles de spectacle que Michèle Bernier a pris la défense des théâtres au micro "d'Anne Roumanoff, dans l'émission Ça fait du bien. La comédienne, qui reprend la tournée de son seul en scène Vive demain !, dénonce la peur véhiculée auprès des spectateurs.

Le théâtre, "pas un cluster"

"Je sais que la ministre de la Culture Roselyne Bachelot se bat pour que le spectacle reprenne forme humaine", reconnaît Michèle Bernier. "Mais je voudrais surtout dire aux spectateurs 'N'ayez pas peur d'aller au théâtre !' Si vous avez envie de vous amuser, de vous instruire, d'écouter de la musique dans des salles de spectacles, faites-le'."

La comédienne pointe la différence de traitement imposée aux salles de théâtre. "J'ai pris le train plusieurs fois quand je suis allée jouer à Marseille, à part le masque je ne sens pas de différence avec avant", observe-t-elle. "Je me dis que s'il y avait des acteurs qui jouaient pendant 3h20 dans le train, personne ne dirait rien. Alors que l'on fait des distanciations dans les théâtres, ce qui est extrêmement compliqué. Et puis cela donne l'idée que le spectacle est un cluster absolu, obligatoire. Alors que pour l'instant il n'y a rien eu, et qu'on attrape plus souvent le Covid-19 en allant boire un coup dans un restaurant qu'en étant dans des théâtres."

Les travailleurs précaires particulièrement touchés

Michèle Bernier rappelle que les menaces qui pèsent sur le secteur du spectacle touchent des travailleurs précaires. "On voudrait faire croire qu'il n'y a que les artistes célèbres qui pleurent. Mais non, beaucoup de gens travaillent dans les théâtres : les techniciens, les jeunes acteurs, les gens qui créent les spectacles, les gens qui louent leur salle...", énumère la comédienne. "La scène m'a manqué, et je ne voudrais pas qu'elle me manque encore. C'est très angoissant pour tout le monde." 

Une prise de parole qui intervient alors que la Gironde annonce des mesures restrictives qui limitent notamment un peu plus les possibilités de regroupement en espaces clos

Europe 1
Par Alexis Patri