Vieilles Charrues : "7.150 bénévoles, de tous les profils qu’on peut trouver en Bretagne"

© Fred TANNEAU / AFP
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La programmation du festival des Vieilles Charrues, dont Europe 1 est partenaire, sera dévoilée lundi à 18 heures. À cette occasion, Europe 1 a interrogé l’un des plus vieux bénévoles de l’événement, qui raconte l’organisation de l’événement et livre son meilleur souvenir.

Le festival des Vieilles Charrues, l’un des rendez-vous musicaux incontournables de l’été en France, se tiendra du 16 au 19 juillet prochain à Carhaix, comme tous les ans. Sa programmation exacte sera annoncée lundi à 18 heures, mais on sait déjà que cette année, une star planétaire sera au rendez-vous : Céline Dion en l’occurrence, dont les places se sont vendues en neuf petites minutes. L’événement, dont Europe 1 est partenaire, se tient depuis 1992 dans le Finistère, avec une armée de bénévoles. Jean-Luc Martin est l’un des plus anciens, puisqu’il participe à la fête depuis 1994. Celui qui est aujourd’hui président de l’association des Vieilles Charrues raconte ses souvenirs à Europe 1.

Et forcément, les débuts ont été difficiles. Après s’être chargé de la sécurité en 1994, Jean-Luc Martin est assigné à la cuisson des merguez l’année suivante. Après une journée et une soirée entières à assumer seul ce poste stratégique, il pousse un coup de gueule auprès de la direction… qui le propulse responsable de l‘organisation du secteur restauration dès l’année suivante. Et depuis, il est au cœur de l’organisation, en sa qualité de président du bureau de l’association des Vieilles Charrues.

"C’est maman qui s’occupe des sandwiches"

"En tout, ce sont 7.150 bénévoles mobilisés", précise-t-il à Europe 1. "C’est tous les types de profil qu’on peut trouver en Bretagne, avec tous les niveaux sociologiques, tous les métiers, tous les gens, tous les âges", complète-t-il. Une certaine diversité donc, sauf dans l’origine des bénévoles. "Je pense que pour une grosse partie ils sont Bretons", sourit Jean-Luc Martin. "Ils ne vivent peut-être pas tous en Bretagne, mais c’est la bonne occasion pour eux de revenir en équipe, de revenir en famille. Au mois de juillet, c’est sûr qu’ils sont à Carhaix."

La famille, souvent, est aussi de la partie. La mère de Jean-Luc Martin s’occupe ainsi des sandwiches jambon-beurre. "Ça a fait quelques années. Parce qu’évidemment aux Vieilles Charrues, on fait tous nos sandwiches nous-mêmes", affirme le bénévole. "C’est du pain des boulangers de tout le secteur, avec du jambon de cochons de Bretagne. C’est toujours l’économie locale, l’économie du territoire. On fait tout nous-même, c’est des bénévoles et c’est maman qui s’occupe de cette partie. On doit passer à peu près 40.000 baguettes, toutes faite chez les boulangers, en quatre jours."

Muse sous la pluie, son meilleur souvenir

Mais les Vieilles Charrues, c’est d’abord et avant tout de la musique et des concerts cultes. Et si Jean-Luc Martin a tout plein de souvenir, l’un a particulièrement ses faveurs. "Bien évidemment, en Bretagne, on parle de la pluie. En 2012, on a fait Muse sous la pluie, sous des tonnes d’eau", se souvient-il. "Et ce qui était assez fabuleux, c’était de voir 70.000 personnes sous des trombes d’eau,, avec un sourire jusqu’aux oreilles. Et là on se dit ‘on a gagné’."