Après des mois de discussions et d'attente, les membres de l'Union européenne de Radio-Télévision, en charge de l'organisation de l'Eurovision, se sont finalement prononcés en faveur d'Israël. Un vote à bulletin secret qui s'est tenu sur fond de tensions avec plusieurs pays participants.
Le "refus catégorique de l'obscurantisme"
Depuis plusieurs mois des États tels que l'Espagne, l'Irlande, la Slovénie, l'Islande ou encore les Pays-Bas menacent de boycotter le concours en cas de participation d'Israël. Des menaces mises à exécution étant donné qu'ils ont annoncé ce jeudi soir leur retrait du concours de chant qui se tiendra en mai prochain en Autriche.
La France a de son côté confirmé sa participation. Dans un message publié sur X, le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot s'est d'ailleurs félicité "que l'Eurovision n'ait pas cédé aux pressions, et que la France ait contribué à empêcher un boycott d'Israël dans cette enceinte". Le chef de la diplomatie française a également appelé "au refus catégorique de l'obscurantisme promu par les tenants du boycott dans les salles de spectacles comme dans les universités".
De son côté, le président israélien Isaac Herzog a salué la décision des organisateurs, estimant que son pays méritait d'être représenté sur toutes les scènes du monde.