La passion méconnue d'Amir pour le triathlon : "J'ai voulu me prouver que j'en étais capable"

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Amir est chanteur, mais il est aussi triathlète. Depuis quelques années, il pratique ce sport intense et participe notamment à des compétitions d'Ironman. A l'occasion de la Journée mondiale de la course à pied, il revient sur les bienfaits de ce sport qui lui a apporté beaucoup de choses positives, en complément de ses tournées.
INTERVIEW

"Un acte parfait pour équilibrer un peu cette vie incroyable et euphorique". Voilà comment Amir décrit sa pratique du triathlon, un sport exigeant qui mêle course à pied, natation et vélo. Dans la matinale d'Europe 1, le chanteur raconte, à l'occasion de la Journée mondiale de la course à pied, comment il a décidé, grâce à son batteur, de se lancer dans cette activité. Pour l'artiste, qui n'était pas un grand sportif, ce challenge a constitué un bon contrepoids à la vie sur scène. 

"C'est devenu un challenge personnel"

"C'est né de ces tournées où on se faisait chier pendant les journées en attendant le concert du soir", raconte ainsi Amir. Pour tuer le temps, lui et son groupe se "retrouvaient à aller courir un peu, à aller nager parfois". Le déclic est venu de son batteur, un athlète de haut niveau. "On a tous envie d'avoir la même carrure que lui", sourit le chanteur. "Je n'étais pas du tout le mec qui faisait du sport et encore moins à un tel niveau", relate-t-il. "J'ai voulu me prouver que j'en étais capable, mon batteur m'a beaucoup encouragé et c'est devenu un challenge personnel."

À cette envie est venu s'ajouter le sentiment qu'il "y a quelque chose d'assez étrange à recevoir de l'amour en masse, à chanter jusque tard, à vivre dans un tour bus, à picoler, à s'amuser, à blaguer. On a l'impression qu'il faut quand même se donner de façon saine et investie", explique-t-il. Bilan : "cela s'est avéré comme un merveilleux truc à faire, ça a mis de l'ordre, ça a donné une bonne énergie tout du long. Ça met le corps en forme. Cela prouve que quand on croit en quelque chose, qu'on se donne les moyens et qu'on prend le temps de le faire, tout est possible."

"C'est assez lourd comme charge"

"Avant d'avoir commencé les entraînements, ça me semblait impossible", confie encore Amir. En effet, le triathlon et notamment l'Ironman sont très intenses. "C'est presque aussi physique que de monter sur scène pendant des heures", estime le chanteur. Son entrainement s'est concrétisé par un premier semi-Ironman à Cascais, au Portugal. "2 km de natation, suivis par 90 km de vélo et un semi-marathon, soit 21 km de course à pied. C'est assez lourd comme charge", commente-t-il.

Au total, une épreuve d'"un peu plus de sept heures. Si c'est mon batteur, ça dure un peu moins de cinq heures", souligne-t-il. "Ce n'est pas parce que je suis lent que c'est moins de souffrance", explique Amir. Et si, à cause du Covid, les compétitions ont été annulées, le chanteur entend bien reprendre dès qu'il en aura l'occasion.

Dans l'intervalle, son entrainement est devenu plus souple. "Un peu de course à pied pour le plaisir pour l'instant puisque les piscines sont fermées et qu'il faisait trop froid pour le vélo jusqu'à il y a peu de temps", raconte-t-il. "Cela demande 4 ou 5 entraînements par semaine. Je ne cherche pas forcément la performance mais juste arriver à la ligne d'arrivée", explique encore Amir. Et l'artiste de conclure qu'en "parallèle de la tournée, rien de mieux que de faire du sport". 

Europe 1
Par Guilhem Dedoyard