Étienne Daho 6:09
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Pauline Rouquette
Son album Surf sort samedi en édition vinyle. L'occasion pour Étienne Daho d'expliquer à Émilie Mazoyer, vendredi sur Europe 1, sa fascination pour cet objet grâce auquel il a découvert la musique et qui, fort de sa nouvelle popularité, lui permet de se reconnecter à la jeune génération.
INTERVIEW

"Quand on m'a proposé d'en faire une édition particulière, il fallait que je fasse quelque chose qui ait de la gueule", raconte Étienne Daho, au micro d'Europe 1. Invité de l'émission "Musique !", vendredi, l'auteur-compositeur-interprète a évoqué son album Surf, un album de reprises dont la sortie est prévue samedi. L'album sort en édition vinyle, et au vu de la passion du chanteur pour cet objet, il ne pouvait en être autrement.

"Deux de mes albums n'avaient pas pu sortir en vinyle malgré mes supplications, et ils ont récemment pu ressortir en vinyle", explique-t-il. "Pour moi, s'ils ne sortaient pas en vinyle, ce n'étaient pas vraiment des disques, et il sont devenus de vrais disques parce que je les ai maintenant en vinyle."

Les disquaires, "des cavernes d'Ali Baba"

"On a la chance d'être dans une époque où l'on peut écouter de la musique de plein de façons différentes", affirme Étienne Daho. Mais ce dernier persiste : le vinyle reste son support préféré. "C'est un objet qui est beau, avec lequel on a une relation", explique-t-il.

"Ma fascination pour l'objet est peut-être liée au fait que j'ai découvert la musique avec le vinyle, et que c'est resté", poursuit Étienne Daho, qui se définit plus comme un "complétiste" que comme un collectionneur. "Quand j’aime un artiste, j'ai besoin de maîtriser et comprendre son œuvre, donc j’ai besoin de tout avoir".

"Les jeunes découvrent la magie de ce que c'est" 

Depuis une dizaine d'années, le vinyle trouve grâce aux yeux des nouvelles générations. "Les jeunes découvrent la magie de ce que c'est, ça me fait plaisir et ça me reconnecte avec des gens beaucoup plus jeunes que moi", dit encore le chanteur, qui affirme pouvoir passer des heures chez les disquaires, à condition d'être bien accompagné. "Sinon ça peut saouler les gens, il faut qu'ils soient mordus".

Les disquaires sont d'ailleurs les premiers commerces qu'Étienne Daho recherche lorsqu'il arrive dans une nouvelle ville. "Je les aime tous", assure-t-il. "On rentre dans des cavernes d'Ali Baba, et après c'est l'aventure : il y a toujours une surprise, c'est fantastique !"