Étienne Chatiliez : "On n'a jamais le droit de dire du mal des enfants"

, modifié à
  • A
  • A
Voir la vidéo sur Dailymotion
Partagez sur :
Le réalisateur de "Tanguy, le retour" a retrouvé les trois acteurs qui avaient fait le succès du premier volet en 2001 pour une suite, qu'il assure ne pas être motivée par un but commercial. 
INTERVIEW

En 2001, le film Tanguy comptabilisait 4,3 millions d'entrées et faisait passer le prénom au rang d'expression courante. Dix-sept ans plus tard, le réalisateur Étienne Chatiliez (La vie est un long fleuve tranquille, Tatie Danielle...) a repris la caméra avec le même trio d'acteurs, formé d'André Dussollier, de Sabine Azéma et d'Eric Berger dans le rôle titre. Le cinéaste a expliqué dans Le Grand journal de Philippe Vandel ce qui l'avait poussé à mettre en scène Tanguy, le retour, actuellement en salles.

"C'est un film d'horreur". S'il n'a pas choisi d'appeler sa suite Tanguy 2, c'est parce que "c'est un film d'horreur ! Donc, on prend un titre de film d'horreur", s'amuse le cinéaste. L'horreur de la situation ? "Les parents, les pauvres cocos", n'arrivent pas à se débarrasser de leur rejeton, de retour à la maison à 44 ans.

Entendu sur europe1 :
Tous les parents du monde ont adoré leurs enfants, la chair de leur chair, mais une minute par jour, ils ont envie de les buter

"Les parents avaient oublié à quel point leur fils était malade mental", glisse le réalisateur, qui se réjouit de pouvoir casser des codes : "On n'a jamais le droit de dire du mal des enfants. Tous les parents du monde ont adoré leurs enfants, la chair de leur chair, mais une minute par jour, ils ont envie de les buter. Mais ça, on ne peut pas le dire donc on le fait à travers un écran", ose le cinéaste.

"Je déteste les séries"

Pour la suite de Tanguy, Étienne Chatiliez assure ne pas avoir surfé sur le commerce du premier. "J'y suis allé uniquement parce que j'ai trouvé une histoire qui m'a plu", précise le cinéaste, qui a en revanche refusé la transposition de La vie est un long fleuve tranquille en feuilleton. "Je déteste les séries", clame le réalisateur. "C'est de la conso'. Ça m'ennuie, je m'endors devant. C'est super bien écrit, super bien joué, super bien filmé mais j'en ai strictement rien à foutre. J'ai horreur de la conso'. Il n'y a pas de vision."