Comment faire un tube de l'été ? Les conseils de Patrick Hernandez

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Patrick Hernandez est revenu sur les raisons du succès de "Born to be alive". Photo d'archive. 4:42
Patrick Hernandez est revenu sur les raisons du succès de "Born to be alive". Photo d'archive. © Europe 1
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Au micro d'Europe 1, l'interprète de l'indémodable "Born to be alive" a expliqué les raisons du succès de sa chanson. "Pour tous les grands tubes qui marquent leur période, il y a une notion de simplicité qui doit être évidente", assure-t-il. 
INTERVIEW

À l'heure où chaque été est marqué par la course effrénée au tube qui rythmera la saison, certains morceaux ont prouvé que le succès pouvait survivre à la rentrée... et aux années. C'est le cas de la chanson Born to be alive, qui, après avoir fait danser les Français lors de l'été 1979, continue 40 ans plus tard d'animer de nombreuses soirées. Invité jeudi d'Europe 1, son interprète Patrick Hernandez estime que ce succès et cette longévité s'expliquent par le perfectionnisme des artistes de l'époque, mais aussi, bien évidemment, par le facteur chance.

"La façon dont on travaille maintenant, c'est la raison pour laquelle les tubes durent moins longtemps", explique-t-il. "À l'époque, il fallait vraiment se concentrer pour faire la meilleure des choses et on n'avait pas les mêmes moyens qu’aujourd’hui."

"Il faut un bon alignement des planètes"

Patrick Hernandez pense aussi que son succès est dû à la qualité de son entourage, parmi lequel son producteur. "Il fallait trouver l'équipe de choc", confie-t-il. Rappelant que Born to be alive était au départ "une chanson lente, acoustique", c'est son producteur qui a finalisé la chanson dans sa version qui lui permettra de devenir un tube planétaire beaucoup plus dansant. "Il faut mettre tous les atouts de son côté", dit encore Patrick Hernandez. 

Pour l'artiste, le mieux est l'ennemi du bien en matière de musique culte. "Je crois que pour tous les grands tubes qui marquent leur période, il y a une notion de simplicité qui doit être évidente", ajoute-t-il. Enfin, une chose ne peut pas être écartée : le "facteur chance". "Il faut un bon alignement des planètes", conclut-il. 

Europe 1
Par Antoine Terrel