"La beauté de la résilience" : Woodkid évoque sur son album, inspiré de l'après 13-Novembre 2015

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Woodkid 2:51
Dimanche, Woodkid était l'invité de Pascale Clark, dans "En balade avec" sur Europe 1. © Europe 1
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Invité dimanche de Pascale Clark sur Europe 1, le chanteur Woodkid a évoqué son prochain album, "S16", qui doit sortir le 16 octobre prochain. Après avoir interprété au piano un extrait du titre "Pale Yellow", il explique comment l’émotion qui a accompagné les attaques terroristes du 13 novembre 2015 à nourri son inspiration.
INTERVIEW

"Je ne savais pas si vous alliez dire oui !" Ce dimanche, Pascale Clark part En balade, sur Europe 1, au côté du chanteur Woodkid. Ce dernier l’a notamment emmené dans son studio d’enregistrement, où elle lui a demandé s’il était possible de l’entendre chanter un extrait de Pale Yellow, sortie en juin dernier et tirée de son second album, S16, attendu le 16 octobre prochain. Et le clippeur, qui a notamment travaillé avec Drake, Katy Perry ou Lana Del Rey, ne s’est pas fait prier. "On met un peu de gel hydroalcoolique sur ses mains, et on entre dans le studio", lâche-t-il avant de s’installer au piano pour interpréter un court extrait de ce titre lancinant aux sonorités métalliques, sur lequel il laisse rouler avec délice sa voix grave.

Pale Yellow est une chanson "sur la beauté de la résilience, de l’espoir", explique Woodkid, toujours au micro d’Europe 1. Un morceau caractéristique de l’atmosphère qu’il a cherché à conférer à son prochain opus, S16. "En 2016, trois mois après les attaques de Paris, je me suis dit qu’il fallait que je cherche un son qui corresponde au sentiment que j’éprouvais à ce moment-là", poursuit l’auteur-compositeur. "J’ai fait venir Ryan Lott du groupe Son Lux en studio, et on a passé deux à trois mois à chercher une couleur de son."

"Il fallait absolument que je peigne cette émotion particulière"

Et alors que Paris vient d’être à nouveau frappé par un acte de terrorisme, après une attaque à l’arme blanche vendredi devant les anciens locaux de Charlie Hebdo, Woodkid se souvient de la stupeur et du désarroi au lendemain des fusillades du 13 novembre 2015. "Il y avait une émotion très forte, je me suis dit qu’il fallait l’attraper", explique-t-il. "Mon album ne parle pas spécifiquement de ça, il fait écho à des choses encore plus larges, mais je me suis dit qu’il fallait absolument que je peigne cette émotion particulière, comme un peintre ou un photographe qui voudrait capturer quelque chose de très beau ou de très laid", glisse-t-il.

Europe 1
Par Romain David