ARCHIVES - Quand Jean-Pierre Marielle évoquait sur Europe 1 son inimitable voix

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La voix de Jean-Pierre Marielle était identifiable entre toutes. Grave et gouailleuse, elle le prédestinait à la tragédie mais ce registre l'ennuyait.
ARCHIVES EUROPE 1

Le comédien Jean-Pierre Marielle, qui a tourné dans plus d'une centaine de films, est mort mercredi à l'âge de 87 ans. Issu de "la bande du conservatoire", aux côtés de Jean-Paul Belmondo, Claude Rich ou encore Jean Rochefort, il avait imposé une voix caverneuse et gouailleuse qui en avait fait une figure incontournable du cinéma français. Une voix qui le prédestinait à un certain registre comme il l'avait raconté en 2008 au micro de Frédéric Taddéi dans l'émission Regarde les hommes changer.

"J'étais soprano à ce moment-là (au début de sa carrière, ndlr) et ma voix est devenue grave petit à petit en vieillissant. J'avais une voix très féminine et très légère à cette époque", a-t-il commencé par confier. "Vraiment ?", s'interroge alors Frédéric Taddéi. "Mais non, je raconte n'importe quoi", se moque alors le comédien, signe de sa propension à la plaisanterie avec le flegme qu'on lui connaissait. 

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Une voix qui le prédestinait à la tragédie

L'inoubliable interprète de Monsieur de Sainte-Colombe dans Tous les matins du monde (1991) a commencé sa carrière au théâtre. Avoir une voix grave promet-il forcément la tragédie ? "Souvent oui. Quand on arrive jeune comédien et qu'on a la voix grave, on se dit qu'on va jouer Burrus ou des grands premiers rôles de tragédies ou de drames romantiques. Mais moi, j'ai évolué très vite et j'ai plutôt joué des personnages plus baroques, curieux", raconte Jean-Pierre Marielle qui confie également que "la tragédie, bon, ça l'ennuyait un peu".

Jean-Pierre Marielle a révélé son potentiel comique dans une pièce tirée du Chandelier d'Alfred de Musset. "Par hasard, j'ai joué le personnage de Clavaroche [dans l'opéra-comique Fortunio d'André Messager] et ça m'a tout d'un coup dirigé vers un autre genre de personnage." Jean-Pierre Marielle a notamment marqué les esprits dans les films Le diable par la queue de Philippe de Broca, La valise de Georges Lautner ou Comment réussir quand on est con et pleurnichard de Michel Audiard.