Anne Depétrini : "Les médiums, c'est comme la drogue, le lendemain tu es en descente"

  • A
  • A
anne depétrini 2:17
La comédienne Anne Depétrini publie "La quête" © Europe 1
Partagez sur :
La comédienne Anne Depétrini présente dans l'émission "Ça fait du bien" son livre "La quête", dans lequel elle raconte son parcours. Et notamment son recours à des médiums. Une expérience maintes fois renouvelée, mais qu'elle déconseille.
INTERVIEW

Dans son livre La quête, la comédienne Anne Depétrini raconte son parcours de vie avec une bonne dose d'humour. Une autodérision qu'elle conserve lundi dans l'émission Ça fait du bien, où elle explique au micro d'Anne Roumanoff et sa bande son addiction, presque terminée, pour les séances de voyance.

"Si on veut faire rire, je trouve que le premier respect qu'on doit aux gens est de faire rire à ses dépens à soi avant de faire rire des autres", estime-t-elle. "Je raconte aussi tout ça pour déculpabiliser les gens, parce que souvent on le cache, on a honte."

"Je trouve ça ridicule, mais je me retrouve quand même chez le marabout"

Anne Depétrini fait dans son livre la liste des choses qu'elle a essayées pour aller mieux. "La psychanalyse, ça marche, notamment sur l'angoisse, ça aide beaucoup. L'astrologie, c'est rigolo. Les médiums, c'est comme une série dont tu es le personnage principal. Parfois, c'est complètement vrai. Donc, tu y retournes. Parfois, c'est n'importe quoi. Donc tu y retournes aussi", écrit la comédienne dans La quête.

"D'un côté, ça me fait rire et je trouve ça ridicule. Et puis, d'un autre côté, je me retrouve quand même chez le marabout" s'amuse Anne Depétrini, pour qui ses expériences appartiennent au passé, ou presque. "Je me suis bien calmée quand même maintenant. Enfin, je suis un peu encore dans les voyantes de temps en temps. Mais ne faites pas ça !", prévient-elle.

"Quand elles sont douées, les voyantes savent exactement quoi vous dire"

La comédienne compare même les séances de médium à un abus d'alcool, agréable sur le moment, mais que l'on regrette le lendemain. "C'est comme se prendre une cuite et se disant, 'Bon, allez, je le fais encore une fois, c'est pas grave'", sourit-elle. Mais existe-t-il vraiment des "gueules de bois" post voyance ? Pour Anne Depétrini, habituée de la chose, cela ne fait aucun doute.

"On en sort un peu euphorique parce que, quand elles sont douées, les voyantes savent exactement quoi vous dire", analyse-t-elle. "Et puis le lendemain, c'est comme la drogue : on est en descente, le réel reprend dessus et rien ne se présente comme annoncé."

Europe 1
Par Alexis Patri