Le cinéaste Luc Besson joue très gros avec la sortie de son nouveau film, Anna, en salles mercredi. Après l'échec de Valérian aux États-Unis, sa société Europacorp est en difficulté . Par ailleurs, le réalisateur est également visé par des accusations d’agressions sexuelles .
Un film sans surprise
Anna n'est pas le plus grand film de Luc Besson... loin de là. Mais il faut reconnaître une chose : on y prend un petit plaisir coupable. Certes, l'histoire a déjà été vue mille fois. En pleine Guerre froide, une très belle espionne russe infiltrée qui trahit à tour de bras : mais qui est-elle et qui sert-elle réellement ?
Finalement, c'est que Luc Besson fait de mieux, ces films bourrés de courses poursuites, de cascades, de fusillades et surtout, de rebondissements. De son côté, le réalisateur explique qu'il a voulu revenir à l'essentiel. "Je sortais tout juste de Valérian où il y avait 3.700 plans à effets spéciaux. Et là, tout à coup, il n'y a pas d'effets spéciaux, seulement des acteurs. J'ai pris beaucoup de plaisir à retrouver ce goût de la mise en scène, de l'acting et des acteurs", confie le cinéaste.
Vivement critiqué aux États-Unis
Si on se plonge dans la filmographie de Besson, Anna serait une sorte de mélange entre Nikita et Léon. Pourtant, le film est déjà sorti aux États-Unis, où il a essuyé des critiques très négatives. Certains journalistes dressant même un fâcheux parallèle entre cette espionne manipulée par des hommes et les accusations qui visent le réalisateur. Outre-Atlantique, Anna est déjà un échec commercial. Sa sortie européenne est donc cruciale...