Vingt ans de réclusion criminelle, assortis d’une période de sûreté et d’une rétention de sûreté : c’est la peine maximale requise vendredi contre Joël Le Scouarnec. L’ancien chirurgien est jugé pour viols et agressions sexuelles sur 299 patients, en grande majorité mineurs au moment des faits.
L’avocat général a justifié cette sévérité par l’ampleur du dossier et le risque élevé de récidive. Dans ses carnets intimes, l’accusé consigne sans retenue ses pulsions pédocriminelles : "La journée a bien commencé, j’ai pu toucher quatre enfants ce matin", cite le magistrat, évoquant un homme pour qui chaque intervention médicale devenait une opportunité de passage à l’acte.
Un mélange d’apaisement et de détermination
Parmi les victimes, le petit-fils de Roland et Férez Vinet. Présents à l’audience, les grands-parents expriment un mélange d’apaisement et de détermination. "Je pense à ceux qui sont partis. Nous, c’est notre petit-fils qui a été touché par ce démon", confie Roland Vinet. "Ça fait huit jours que je respire un peu mieux. Je lui ai dit ce que je ressentais. Il ne doit plus jamais sortir."
Le verdict est attendu le mercredi 28 mai. Plusieurs dizaines de victimes et de proches seront présents pour entendre les derniers mots adressés à celui qu’ils considèrent comme leur bourreau.