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«Nous sommes vraiment choqués» : la remise en liberté de l’un des complices de Mohamed Amra scandalise le Syndicat FO Justice

L'un des organisateurs présumés de la fuite de Mohamed Amra est désormais libre. D'après le parquet de Paris, ses antécédents judiciaires ne permettaient pas de prolonger la mise en détention provisoire. Mais cette décision interroge et suscite l'indignation du Syndicat National FO Justice.

L'un des complices présumés du narcotrafiquant mis en examen pour association de malfaiteurs a été remis en liberté ce vendredi 5 septembre. Il est soupçonné d'avoir organisé la fuite de Mohamed Amra vers la Roumanie. Cette décision a fait couler beaucoup d'encre.

Incompréhension

Après quatre mois de détention provisoire, le complice présumé de Mohamed Amra a été remis en liberté vendredi 5 septembre, sous contrôle judiciaire. L'homme est un Albanais de 23 ans, domicilié à Rouen. La justice le soupçonne d'avoir aidé Mohamed Amra dans sa fuite. C'est lui qui aurait escorté la voiture du narcotrafiquant en Europe et aurait trouvé un logement en Roumanie.

Le parquet de Paris justifie cette remise en liberté. Le délai légal maximum de détentions provisoires a été atteint. Impossible, selon le parquet, de prolonger sa détention faute d'antécédent judiciaire suffisant. Une décision qui indigne le Syndicat National FO Justice, qui représente l'ensemble des personnels du ministère de la Justice et Pénitentiaire.

"Nous sommes vraiment choqués. Un complice présumé dans un crime où il y a eu des agents qui ont été tués et d'autres gravement blessés. Malgré cela, au bout de quelques mois, on le relâche sous contrôle judiciaire avec juste une interdiction de quitter l'Île-de-France", dénonce Jessy Zagari, le délégué national.

Cette remise en liberté questionne d'autant que la nouvelle loi narcotrafic votée en juin dernier durcit les conditions de détention provisoires. L'homme aurait pu rester derrière les barreaux plus longtemps, mais sa mise en examen a eu lieu avant le vote de la loi, et cette dernière n'est pas rétroactive.