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Seine-et-Marne : un motard incarcéré pour violences envers un maire

Identifié sur les réseaux sociaux et à l'aide de la vidéosurveillance alors qu'il avait pris la fuite, l'individu a été interpellé jeudi par la gendarmerie. [Hans Lucas/AFP]

Un motard a été condamné à neuf mois de prison après avoir agressé et percuté à plusieurs reprises la voiture du maire d’Armentières-en-Brie, en Seine-et-Marne. Interpellé quatre jours après les faits, il a également été condamné pour outrage sur un élu public.

Un motard a été condamné à neuf mois de prison pour des violences à l'encontre du maire d'Armentières-en-Brie (Seine-et-Marne), quatre jours après les faits, a annoncé le parquet de Meaux samedi.

Déféré en comparution immédiate vendredi, l'auteur des faits a aussi été déclaré coupable d'outrage sur un élu public par le tribunal de Meaux, a précisé le procureur de la République, Jean-Baptiste Bladier, dans un communiqué.

Interdit d'entrer en contact avec les victimes

En plus de sa condamnation à neuf mois de prison, le motard est interdit d'entrer en contact avec les victimes pendant trois ans, de détenir une arme pendant cinq ans, et a été condamné à une peine d'inéligibilité de cinq ans.

Lundi en soirée, le maire de la commune d'Armentières-en-Brie, Jean-Bernard Soudan, qui était au volant de sa voiture a "rappelé à l'ordre le motard" qui circulait bruyamment, selon le procureur.

Habitant de la commune, né en 1979, le motard a répondu au maire par des injures et des crachats, après que ce dernier lui a rappelé sa qualité d'élu, a détaillé le ministère public.

Le maire a ensuite repris la route, avant que l'homme à moto ne percute à plusieurs reprises le parechoc arrière de la voiture de l'élu.

Assurer la sécurité des élus locaux

Identifié sur les réseaux sociaux et à l'aide de la vidéosurveillance alors qu'il avait pris la fuite, l'individu a été interpellé jeudi par la gendarmerie. L'auteur des faits, qui dispose d'un délai de dix jours pour faire appel de la décision, a été directement incarcéré à l'issue de l'audience.

Ces dernières années, le gouvernement a assuré vouloir s'engager pour la sécurité des élus locaux. En mars 2024, le Parlement avait définitivement adopté à l'unanimité un texte visant à mieux les protéger des violences.