Raphaël Graven, alias Jean Pormanove, était devenu une figure controversée du streaming. Ses vidéos où il subissait violences et humiliations de la part d’autres streamers avaient provoqué plusieurs signalements, sans qu'aucune sanction ne soit prise. Selon le procureur de Nice, contacté par Europe 1, Jean Pormanove se disait consentant et assurait que ces scènes étaient mises en scène pour créer du buzz et générer des revenus.
Une enquête ouverte depuis décembre 2024 pour violences en réunion sur personnes vulnérables et incitation à la haine est toujours en cours. Les personnes mises en cause ont été brièvement placées en garde à vue puis relâchées.
La passivité de l'Arcom interroge
Ce qui interroge profondément, c’est la passivité de l’Arcom, le régulateur des contenus audiovisuels, qui n’a jamais bloqué la plateforme Kick, diffusant ces vidéos malgré les nombreux signalements. Le décès soudain et tragique de Jean Pormanove, survenu en direct devant des milliers d’internautes, met en lumière un problème grave : comment protéger les victimes quand les mécanismes de contrôle et de sanction restent inefficaces ?