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Marseille : le tueur d'Alban Gervaise, poignardé devant une école en 2022, ne sera pas jugé

Stéphane Burgatt (à Marseille) - Mis à jour le . 1 min

Le meurtrier du docteur Alban Gervaise, poignardé à Marseille en 2022 devant l'école de ses enfants, ne répondra jamais de ses actes devant la justice. Les juges ont décidé de suivre les expertises psychiatriques qui concluent à l'abolition du discernement du meurtrier, en le rendant pénalement irresponsable. Une annonce difficile pour la veuve de la victime, qui garde des soupçons sur le réel état psychologique du tueur.

Le meurtre avait provoqué l'émoi dans la cité phocéenne. En 2022, Alban Gervaise, alors qu'il allait chercher deux de ses enfants à l'école, était poignardé à plusieurs reprises par Mohamed L. Un acte gratuit contre ce médecin militaire devant sa fille de 20 mois. Après deux semaines en réanimation, Alban Gervaise décédait finalement de ses blessures. 

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Trois expertises psychiatriques aboutissent à la même conclusion

Trois ans plus tard après le drame, la justice a décidé de suivre les conclusions des psychiatres qui concluent à l'abolition du discernement de Mohamed L., jugé pénalement irresponsable. Mais l'issue ne laissait guère de doutes puisque trois expertises psychiatriques aboutissent à cette même conclusion que redoutait Christelle, la veuve d'Alban, Gervaise, dans une interview donnée au journal Le Figaro

"Comment expliquer à ses enfants que le meurtrier de son papa ne va pas en prison ? Quand je leur en ai parlé, ils m'ont dit que ce n'était pas juste. On est aussi condamnés, tous les jours, à avoir peur de voir que l'auteur, Mohamed L., est passé à l'acte de nouveau", a-t-elle confié dans les colonnes du quotidien. 

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La veuve du médecin n'exclut pas que le meurtrier simule

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Médecin de formation, elle dénonce les zones d'ombres de ce dossier : "On se base en grande majorité, pour cette prise de décision, sur ce que cette personne allègue. Il y a un expert psychologue qui l'a vu, et qui dit qu'on est probablement sur une bouffée délirante aiguë mais qu'il ne peut pas exclure une simulation visant à éviter une condamnation pénale", poursuit-elle.

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Très active au sein d'une association au nom de son mari, elle s'interroge. Pourquoi le meurtrier a-t-il alors été déclaré apte pour une garde à vue et à une détention provisoire dans un premier temps ? Elle s'étonne également de certains détails. Si cet homme était délirant, comment expliquer qu'il ait été aperçu devant cette même école plusieurs jours auparavant ? Et pourquoi a-t-il tenté de s'en prendre à l'enseignante d'un établissement voisin une heure avant le drame ? Autant de questions qui resteront sans réponse.