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Colère agricole : quel est le bilan des manifestations des agriculteurs à Paris et en Île-de-France ?

Jean-Baptiste Marty . 1 min
Mobilisation des agriculteurs : de nombreuses forces de l’ordre déployées en Île-de-France, une journée sous tension
Mobilisation des agriculteurs : de nombreuses forces de l’ordre déployées en Île-de-France, une journée sous tension AFP / © Tom Nicholson / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images via AFP

Des centaines de paysans ont déjouté les barrages des forces de l'ordre et sont entrés dans Paris ce jeudi. Des dizaines de tracteurs devant la Tour Eiffel, l'Arc de Triomphe mais aussi devant l'Assemblée nationale. Le ministère de l'Intérieur a recensé en Île-de-France 670 agriculteurs manifestants et 109 tracteurs, dont 46 à Paris. Parmi eux, 11 personnes ont été interpellées.

Une mobilisation avec des images fortes. Ce jeudi 8 janvier, des centaines d'agriculteurs ont réussi à contourner les barrages des forces de l'ordre et ont placé leurs tracteurs devant des lieux symboliques de la capitale comme la Tour Eiffel, l'Arc de Triomphe ou l'Assemblée nationale. 11 personnes ont été interpellées. 

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"Ils ont peur des agriculteurs mais à tort parce qu'on est là pour montrer notre mal-être"

La plupart en banlieue parisienne, en petite couronne, aux portes de Paris, pour des refus d'obtempérer sur des barrages mis en place par les forces de l'ordre. Ce qui n'a pas empêché d'autres agriculteurs d'entrer dans la capitale, comme l'explique Laurent Nuñez, ministre de l'Intérieur. 

"Un certain nombre de manifestants ont contourné ces dispositifs de manière perlée, voire parfois forcé et sont donc arrivés dans la capitale". En plus de ces interpellations, une vingtaine de tracteurs ont été saisis et tous envoyés à la fourrière. Environ 60 agriculteurs ont été verbalisés. 

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Une réponse sécuritaire disproportionnée selon Hubert Ellie, co-président du syndicat de la Coordination rurale en Charente-Maritime : "Tout ça par peur et par intimidation. C'est pitoyable et lamentable. Ils ont peur des agriculteurs mais à tort parce qu'on est là pour montrer notre mal-être, on n'est pas là pour casser. Quand on voit que le gouvernement est satisfait du bilan du 1er de l'An parce qu'il n'y a 'que 150 voitures brûlées en plus' que l'année dernière, il se contente de cela. Nous on vient pacifiquement mais on est considérés comme des grands casseurs, des grands terroristes". 

Les agriculteurs, placés en garde à vue, sont tous libres ce vendredi matin. Malgré cela, la colère ne retombe pas. Certains paysans envisagent de nouvelles actions coup de poing dans les jours à venir.