Sur le banc d'un parc dans le sud de Paris, Françoise et Claudine partagent la même colère froide au moment d'évoquer l'incarcération de Nicolas Sarkozy. "C'est injuste. C'est une honte de vouloir le passer à la moulinette, d'être incarcéré comme un trafiquant de drogue ou comme un terroriste", a déclaré Françoise.
"Moi je n'ai pas voté pour lui, mais je peux vous dire qu'il ne mérite pas ça", a ajouté Claudine. Un peu plus loin dans une rue passante, sous son parapluie, Hubert ne comprend pas cette peine de 5 ans de prison qu'il juge disproportionnée.
"Est-ce qu'il n'y a pas de la haine derrière tout ça ?"
"Je crois qu'il y a des gens qui commettent des actes vraiment très dangereux et ils ne sont pas emprisonnés. Si vraiment c'était des actes horribles ou criminels, on pourrait le comprendre, mais là, on peut se poser la question : est-ce qu'il n'y a pas de la haine derrière tout ça ?", se questionne Hubert.
À quelques centaines de mètres de là, François s'interroge sur l'impartialité de la justice dans cette affaire. "Je suis surpris de voir que l'exécution provisoire joue alors même qu'on n'a pas été au terme de la procédure et de l'appel. Les juges ont peut-être eu un tropisme politique dans leur décision", rapporte-t-il à notre micro. Ces Parisiens espèrent que le séjour en prison de Nicolas Sarkozy sera le plus court possible.