Coupe du monde 2018 : cinq choses à retenir du match nul du Portugal contre l’Iran (1-1)

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Cristiano Ronaldo a raté un penalty lundi soir. © Mladen ANTONOV / AFP
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Les Portugais sont passés tout près de l’élimination face à l’Iran (1-1). Ce résultat nul qualifie malgré tout les champions d’Europe en titre pour les huitièmes de finale, où ils affronteront l’Uruguay.

LE RÉSUMÉ DU MATCH

Le Portugal est passé tout près du cauchemar. Les champions d’Europe en titre, tenus en échec par une étonnante équipe d’Iran (1-1), ont dû lutter pour se qualifier pour les huitièmes de finale, où ils affronteront l’Uruguay. Les Portugais, qui ont mené au score grâce à un extérieur du droit sublime de Quaresma, ont été rejoints dans le temps additionnel par la "Team Melli". Puis, dans la foulée, les Iraniens ont manqué l’occasion de la victoire et de la qualification. Le Portugal termine deuxième du groupe B derrière l’Espagne (5 pts chacun, mais la Roja a marqué un but de plus), tandis que l’Iran, troisième (4 pts), est éliminé.

Le Portugal proche du cauchemar… Oui, les Portugais ont eu très, très chaud lundi soir, à Saransk. Les partenaires de Cristiano Ronaldo ont pourtant bien débuté, avec deux grosses occasions d’entrée par CR7 (3e) et Joao Mario (9e). Sauf qu’après cette belle entame, le Portugal n’a plus rien proposé. Incapables de prendre à défaut la défense iranienne, les Portugais s’en sont remis à un éclair de génie de Quaresma (45e) juste avant la mi-temps pour ouvrir le score (on y reviendra).

En deuxième période, ce ne fut pas beaucoup mieux. Hormis un penalty raté par Cristiano Ronaldo (on y reviendra aussi), les champions d’Europe n’ont presque rien montré offensivement. Et à forcer de déjouer, ils ont laissé l’Iran croire en l’exploit. Qui a été à quelques centimètres de se réaliser…

… l’Iran à deux doigts du paradis. Certes, l’Iran a passé une bonne partie de la rencontre à défendre. Certes, l’ennui a longtemps été le grand vainqueur de ce match fermé et, souvent, désespérant. Et hormis une frappe de peu à côté de Ghoddos à la 73e minute, la "Team Melli" n’a presque pas inquiété le Portugal pendant 90 minutes. Pourtant, les Iraniens ont bien failli créer l’exploit dans le temps additionnel.  

Ils ont d’abord égalisé sur un penalty de Ansarifard, accordé par l’arbitre après recours à l’arbitrage vidéo pour une main portugaise dans la surface (93e). Puis, dans la foulée, Taremi a bien failli devenir le héros de tout un peuple. Sauf que la frappe de l’ailier droit, trouvé à gauche de la surface dans les 6 mètres, a frôlé le poteau de Rui Patrico (95e). Forcément, au coup de sifflet final, les Iraniens étaient abattus, conscients d’être passés tout près de leur rêve. Mais ils peuvent être très, très fiers de leur Coupe du monde.  

Le bijou de Quaresma. Si le Portugal n’a (encore une fois) convaincu personne par son jeu offensif restrictif, il peut toujours compter sur de sacrés footballeurs, comme Ricardo Quaresma. L’ailier du Besiktas a délivré ses partenaires en toute fin de première période avec sa "spéciale", un extérieur du droit exceptionnel dans la lucarne opposée (45e). Quaresma, titularisé pour la première fois dans cette Coupe du monde, n’a rien perdu de son talent malgré ses 34 ans.

Ronaldo manque un penalty et passe tout près du rouge. Si Quaresma a brillé, Cristiano Ronaldo n’a lui pas été à la fête. CR7, si impressionnant lors des deux premiers matches (4 buts), a ainsi raté un penalty, arrêté en deux temps par le gardien iranien Beiranvand (53e). La star du Real a même frôlé le carton rouge après une altercation avec un défenseur adverse à la 82e. Après un (nouveau) recours à la VAR, l’arbitre ne lui a finalement infligé qu’un jaune. Une soirée à oublier pour Cristiano Ronaldo.

Et maintenant, place à l’Uruguay. Après cette (grosse) frayeur, CR7 et ses coéquipiers peuvent désormais se concentrer sur leur prochain rendez-vous : le huitième de finale contre l’Uruguay, samedi soir à Sotchi. La "Celeste", large vainqueur de la Russie (3-0) un peu plus tôt dans la journée, promet de nouvelles sueurs froides aux Portugais. Luis Suarez et Edinson Cavani face à Cristiano Ronaldo : on en salive d’avance.