Coupe du monde : cinq choses à retenir de la victoire de la Belgique sur le Brésil

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Vincent Kompany et les joueurs belges laissent éclater leur joie à la fin de la rencontre. © Jewel SAMAD / AFP
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Les Diables rouges, réalistes en attaque et portés par un gardien en état de grâce, ont réalisé l’exploit face au Brésil (2-1). Ils retrouveront la France en demi-finales.

LE RÉSUMÉ DU MATCH

Et encore un "gros" à la trappe ! La Belgique a réalisé un immense exploit en éliminant le Brésil, le dernier grand favori encore en lice, vendredi soir, en quarts de finale de la Coupe du monde (2-1). Les Belges, portés par une efficacité diabolique en attaque et par leur gardien Thibaut Courtois, en feu, affronteront les Bleus en demi-finales pour un duel entre voisins. À l’inverse, la désillusion est immense pour le Brésil de Neymar, qui faisait figure de principal prétendant à la victoire finale.

L’exploit qu’attendait cette génération "dorée". On disait cette Belgique surcotée, meilleure dans les jeux vidéo que sur le terrain. Ces critiques, justifiés après l’immense déception de l’Euro 2016 (élimination en quarts de finale par le pays de Galles), ont été balayés vendredi soir, à Kazan. La génération "dorée" des Lukaku, Hazard, De Bruyne, Courtois (tous les quatre excellents vendredi soir) et compagnie a enfin réalisé l’exploit qu’attendaient tous les supporters des Diables rouges. Comme leurs glorieux aînés de 1986, ils atteignent le dernier carré de la Coupe du monde.

Le réalisme (et la réussite) belge. Cette Belgique-là a beaucoup, beaucoup de talent. Mais vendredi soir, les Diables rouges ont aussi pu compter sur la chance. Thiago Silva venait de trouver le poteau sur corner (8e) quand les Belges ont ouvert le score, quelques minutes plus tard, sur un but… contre son camp de Fernandinho (13e).

Le 2 à 0, lui, en revanche, ne doit rien au hasard. Parti de son camp, Romelu Lukaku a effacé quatre joueurs brésiliens avant de décaler Kevin De Bruyne, dont la frappe du gauche a trompé Alisson (31e). Deux buts sur trois tirs cadrés : les Belges ont fait preuve d’un sacré sang-froid. Les Bleus sont prévenus.

Le festival de Courtois (et son arrêt de folie à la dernière seconde). Si les Belges ont été efficaces en attaque, que dire de la défense ? Durant toute la seconde période, les Belges ont souffert le martyr face à la vitesse et à la puissance offensive de la Seleçao. Mais les Diables rouges avaient leur ange gardien : Thibaut Courtois. C’est simple, le portier de Chelsea a écœuré les Brésiliens. Il a débuté son festival par un arrêt sur Marcelo (26e), puis a réalisé une double parade à la 38e minute, avant de repousser magnifiquement deux frappes de Douglas Costa (62e et 75e).

Puis Courtois a sorti LA parade de la rencontre, et peut-être de cette Coupe du monde, au bout du temps additionnel, sur une frappe enroulée de Neymar sous la barre (90e+4e). "Beaucoup de gens m'ont dit : 'Thibaut, on a besoin d'un grand match de toi pour gagner'. Et je crois que j'ai fait ça. Je me sens même mal à cause du but (brésilien), mais je ne peux rien faire", a réagi le gardien belge, interrogé après la rencontre sur BeIN Sports. Effectivement, personne ne lui en voudra sur la réduction du score, une tête imparable de Renato Augusto (76e).

L’immense déception du Brésil (et de Neymar). Pour le Brésil, éliminé une quatrième fois de suite par une équipe européenne (France en quarts en 2006, Pays-Bas en quarts en 2010, Allemagne en demi-finales en 2014), la déception est une nouvelle fois immense. La Seleçao n’a pourtant pas fait un mauvais match. Elle a même outrageusement dominé la deuxième période, se procurant pas moins de sept occasions franches (en dehors du but d’Augusto) et aurait pu aussi bénéficier d'un penalty pour un tacle non maîtrisé de Vincent Kompany sur Gabriel Jesus (56e). Mais l'arbitre Milorad Mazic en a décidé autrement après consultation de son homologue vidéo…

Passée la désillusion, le Brésil n’échappera pas aux critiques à son retour au pays. Et Neymar, très décevant jusqu’à la fin de la rencontre, ne sera pas épargné…  

Et maintenant, un duel entre voisins. Si le Brésil se prépare à vivre des heures agitées, la Belgique nage en plein bonheur. Tout le pays peut désormais se prendre à rêver d’une première finale de Coupe du monde. Mais avant, les Diables rouges devront se débarrasser de leur grand et encombrant voisin, la France, pour un "derby" inattendu en demi-finales !