"Choc", "flop", "déconfiture" : le revers du PSG étonne et résonne en Europe

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"Choc", "flop", "déconfiture" : le revers du PSG étonne et résonne en Europe
"Le PSG tombe de son nuage", a notamment écrit un quotidien espagnol après la défaite samedi du PSG face à Strasbourg (2-1). @ AFP
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La défaite du club parisien, samedi, face à Strasbourg (2-1), la première depuis le début de la saison, n'est pas passée inaperçue dans la presse européenne.

Marca, journal sportif le plus lu d'Espagne, y a dédié un encart en Une : la première défaite de la saison du PSG, samedi, sidère. La planète foot est impatiente de voir comment la bande à Neymar va réagir mardi en Ligue des champions face au Bayern Munich.

"Le Paris Saint-Germain tombe de son nuage" écrit donc le quotidien espagnol, avec une photo de Neymar dépité, après la chute du PSG sur le terrain d'un promu du championnat de France, Strasbourg (2-1). Ça tacle aussi en Italie, à l'image du Corriere dello Sport : "Les géants du PSG tombent eux aussi. Il est clair que les buts inscrits par Strasbourg ont mis à nu les fragilités d'une équipe dont l'ensemble de l'effectif doit encore progresser pour être réellement invincible".

La défaite parisienne, un "choc" pour les Anglais. C'est un "choc" pour The Guardian en Angleterre, qui ouvre son tour d'horizon du football européen avec ce sujet, illustré par une photo du gardien parisien Alphonse Areola, dans une posture désarticulée sur un but strasbourgeois. Certes, il n'est pas question de la traditionnelle crise automnale que connaissait le PSG avant l'arrivée des propriétaires qataris à l'été 2011 : le club est toujours confortable leader en championnat de France et déjà qualifié pour les huitièmes de finale en Ligue des champions. Mais la première défaite de la MCN (Mbappé-Cavani-Neymar) de la saison, toutes compétitions confondues, tombe mal alors que les Parisiens se rendent mardi à Munich pour défier le Bayern en Ligue des Champions. Les deux équipes sont déjà qualifiées pour les huitièmes de finale, mais l'enjeu est de taille : la première place du groupe, qui offre théoriquement un meilleur tirage (le 11 décembre) pour les huitièmes de finale.

"Aux Bavarois d'évaluer la gravité". "Aux Bavarois d'évaluer la gravité exacte de ce flop", rebondit d'ailleurs en Italie La Gazetta dello Sport, qui poursuit : "le PSG, peut-être, a pensé que le succès était acquis et pensait déjà au défi de mardi face au Bayern Munich". L'accroc parisien n'est évidemment pas passé inaperçu en Allemagne. "Première déconfiture", titre le magazine de football Kicker sur son site, pour qui "l'assemblage de stars de la capitale" a "raté sa répétition générale avant la Ligue des champions mardi à Munich". "Un promu ridiculise le leader", moque le média allemand Sport1. Le grand journal de Munich Süddeutsche Zeitung note lui avec délectation que "le grand orchestre du Paris Saint-Germain a subi sa première défaite de la saison avant la finale du groupe de Ligue des champions".

Les Strasbourgeois "n'ont pas fait de faute défensive". En France, on en parle aussi évidemment. Guy Stéphan, adjoint du sélectionneur des Bleus Didier Deschamps, ne s'inquiète pas pour les Parisiens. "Ils étaient dans un jour sans, mais il vont bien préparer le Bayern", a-t-il confié dans l'émission Téléfoot sur TF1. Un ancien sélectionneur de l'équipe de France, Raymond Domenech, y va aussi de son commentaire sur Twitter : "Le paradoxe c'est que Strasbourg n'a pas fait un match meilleur que d'autres cette saison. Ils n'ont juste pas fait de faute défensive. Il faudra dire aux joueurs du PSG qu'en hiver il fera froid aussi à Munich".

Bixente Lizarazu, ex-international français du Bayern Munich, s'arrête lui sur un problème d'individualités au PSG. "Angel Di Maria n'est pas content quand il ne joue pas, mais sur le terrain, il ne fait pas ce qu'il faut", analyse l'ancien défenseur devenu consultant sur Téléfoot.

"Di Maria traîne son spleen". Éric Rabesandratana, ex-joueur du PSG, va même plus loin dans L'Équipe : "Di Maria traîne son spleen". Le coach du PSG Unai Emery l'avait titularisé pour faire souffler Edinson Cavani (entré dans le dernier quart d'heure) mais l'Argentin a raté un coup franc puis son contrôle sur un débordement. Rabesandratana n'est pas tendre non plus pour un autre argentin, Javier Pastore, qui "apporte techniquement mais a du mal physiquement".

Le club parisien face aux enquêteurs jeudi au sujet du fair-play financier. Pour ne rien arranger, selon le Journal du dimanche, "le PSG est convié ce jeudi au siège de l'UEFA, à Nyon, en Suisse, pour une nouvelle réunion avec l'Instance de contrôle financier des clubs (ICFC)" au sujet du fair-play financier. L'UEFA a ouvert le 1er septembre, au lendemain de la clôture du mercato d'été, une enquête sur les sommes dépensées par le PSG pour s'offrir Neymar et Kylian Mbappé, les deux joueurs les plus chers de l'histoire, pour un montant total de 402 millions d'euros.