Les manifestations contre la loi Travail dégénèrent à Paris et en régions

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Les manifestations contre la loi Travail dégénèrent à Paris et en régions
Des heurts ont éclaté sur la place de la Nation, à Paris, à la fin de la manifestation contre la loi Travail.@ JOEL SAGET / AFP
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SOCIAL - Des heurts ont éclaté en marge des mobilisations contre la loi Travail, samedi. A Nantes, Rennes et Paris, les forces de l'ordre ont chargé les manifestants.

La sixième journée d'action contre la loi Travail, organisée samedi, s'est soldée par plusieurs débordements en marge des manifestations. A Paris, à la fin du cortège, de "violents affrontements" ont opposé certains manifestants et les forces de l'ordre, selon la préfecture de police. Deux CRS ont été blessés, l'un à la jambe par des jets de projectile, l'autre par un tir de mortier. Saturée de gaz lacrymogènes, la place de la Nation a été le théâtre, pendant plus d'une heure, de plusieurs charges de la police contre certains individus cagoulés et vêtus de sombre qui lançaient des projectiles, notamment des bouteilles, des bâtons et des pétards.



Plusieurs blessés à Rennes. A Rennes, où 1.700 personnes se sont mobilisées selon les autorités, le centre historique avait été interdit à la manifestation. Plusieurs personnes ont néanmoins essayé d'y accéder et les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes et de grenades assourdissantes. Selon la préfecture, deux CRS ont été blessés, dont un atteint de surdité. Un policier a également été touché par une bille métallique lancée contre lui. Les trois hommes ont été hospitalisés. Du côté des manifestants, le secrétaire départemental FO, Fabrice Lerestif, avançait le chiffre de 19 blessés, tandis qu'un photojournaliste a dû être transporté à l'hôpital après avoir été touché au niveau du crâne. Le syndicaliste s'est dont réservé "le droit de porter plainte pour violences policières". 



Pavés et cailloux à Nantes. Du côté de Nantes, où ont défilé entre 2.600 et 15.000 personnes, le cortège s'est ébranlé sous un feu nourri de projectiles. Les forces de l'ordre ont été à plusieurs reprises la cible de pavés, cailloux, bouteilles ou œufs, répliquant à coup de grenades lacrymogènes et de lances à eau. Le mobilier urbain, les vitrines d'agences bancaires et immobilières mais aussi certains commerces ont été la cible d'attaques de la part de certains manifestants, notamment des jeunes.

Au total, 26 personnes ont été interpellées dans toute la France.