Attentat de Nice : prise en charge de dix séances chez le psychologue pour les victimes

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Attentat de Nice : prise en charge de dix séances chez le psychologue pour les victimes
"Les victimes, blessés et/ou témoins du drame" du 14-Juillet pourront bénéficier "de 10 séances auprès d'un psychologue"@ PATRICK KOVARIK / AFP
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Des milliers de personnes ont déjà consulté des professionnels spécialisés dans la psychiatrie de catastrophe, fait savoir Marisol Touraine.

Les victimes de l'attentat de Nice pourront bénéficier de dix séances auprès d'un psychologue, remboursées à hauteur de 50 euros chacune, a annoncé mercredi la ministre de la Santé Marisol Touraine dans un communiqué.

Un forfait de dix séances. "Les victimes, blessés et/ou témoins du drame" pourront bénéficier "sur la base d'une prescription délivrée par leur structure d'accueil, de forfaits de 10 séances auprès d'un psychologue, remboursées chacune à 50 euros", fait savoir Marisol Touraine deux mois jour pour jour après l'attentat. Le 14 juillet, 86 personnes ont été tuées à Nice et plus de 400 personnes blessées, lorsqu'un djihadiste a lancé son camion dans la foule sur la promenade des Anglais. Plus de 30.000 personnes étaient présentes pour assister au feu d'artifice.

Une prise en charge "gratuite". "Le dispositif d'urgence médico-psychologique mis en place immédiatement après l'attentat a permis à 3.505 personnes de consulter un professionnel spécialisé dans la psychiatrie de catastrophe, issu du réseau national des cellules d'urgences médico-psychologiques (CUMP)", indique le ministère. Un premier renfort de six professionnels a déjà été déployé dans les structures d'accueil médico-psychologique au CHU Pasteur et au Centre hospitalier Lenval de Nice, "financés par le ministère", souligne-t-il, précisant que "la prise en charge des personnes traumatisées dans ces structures est totalement gratuite".

"Grâce à l'engagement exceptionnel des professionnels de santé, l'Etat est présent depuis le début aux côtés des victimes. Il continuera à assumer ses responsabilités, en déployant tous les moyens pour s'assurer qu'elles bénéficient d'un accompagnement adapté tout le temps qu'elles en ont besoin", déclare la ministre citée dans le communiqué.