"La déclaration de Claude Bartolone est un peu saugrenue et assez irresponsable"

  • A
  • A
Partagez sur :

Le président de l'Assemblée nationale a plaidé samedi pour la participation de François Hollande ET de Manuel Valls à la primaire PS.

Le "Carrefour des gauches et de l'écologie", organisé par Martine Aubry à Bondy (Seine-Saint-Denis), devait donner l'image d'une gauche rassemblée. Mais cette image a été quelque peu écornée à l'arrivée de Claude Bartolone. Le président de l'Assemblée nationale a plaidé samedi pour la participation de François Hollande ET de Manuel Valls à la primaire initiée par le PS, apportant de l'eau au moulin du Premier ministre dans la guerre sourde qui l'oppose au président de la République en vue de 2017.

"Je préférerais qu'ils participent tous les deux à la primaire plutôt que l'un puisse se dire : 'Voilà, je suis éliminé sur le tapis vert, donc je m'éloigne de la campagne, je m'éloigne des socialistes, je m'éloigne de l'action gouvernementale'", a déclaré à la presse Claude Bartolone.

Le choix de François Hollande s'imposera quoi qu'il arrive

Les "Valsistes", qui n'étaient pas invités au "Carrefour", se réjouissent à distance. Furieuse, quant à elle, Martine Aubry espère : "vous n'allez pas retenir que ça !" "Beaucoup nous ont demandé s'il l'on n'allait pas sortir un candidat. Il y en a beaucoup. Il y en aura peut-être même d'autres. Mais nous sommes pour une candidature collective. C'est la candidature des idées et des valeurs. Ce n'est pas autres choses que cela", a ensuite déclaré la maire de Lille devant les militants.

Mais le mal est fait et l'image d'unité déjà bien écornée. Marie-Arlette Carlotti, Ministre déléguée aux Personnes handicapée, proche de François Hollande, voit dans les propos du président de l'Assemblée une déclaration "irresponsable". "C'est un peu saugrenue et assez irresponsable. On ne met pas dans une primaire le président dela République contre le Premier ministre", lance-t-elle. Pour un autre proche du chef de l'Etat, toutefois, cela ne change pas grand chose. "Le choix de François Hollande s'imposera quoi qu'il arrive au Premier ministre", assure-t-il. Reste à savoir quel sera ce choix.