Alsace : la première imprimante 3D avec du métal en poudre

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Made in France est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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Anicet Mbida nous présente chaque matin les plus belles inventions françaises.

L’alsacien Beam répare l’irréparable par impression 3D

Cette pépite française, est capable de réaliser quelque chose d’unique : réparer des pièces métalliques jusqu’ici promises à la poubelle. Une innovation que le monde entier nous envie, née à Illkirch près de Strasbourg à la frontière allemande.

Au départ, Beam était spécialisé dans la soudure et la découpe par le laser. Un jour, ils ont l’idée de faire passer de la poudre de métal à travers une buse, et de la faire fondre au laser, quand elle arrive à l’extrémité.

Cela permet de souder des petits morceaux d’un métal à la surface d’un autre. Et si on répète l’opération des milliers de fois, petit bout par petit bout, on peut réparer une pièce usée, boucher un trou et même créer une nouvelle pièce de zéro.

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D"énormes économies potentielles

Il s’agit donc d’impression 3D par ajout successif de matière. Mais avec du métal et l’avantage de pouvoir modifier une pièce existante. Seules deux entreprises au monde maîtrisent ce savoir-faire : l’américain Optomec et l’Alsacien Beam.

Avant ce procédé, dès qu’une pièce métallique était abimée, un moteur cassé par exemple, il fallait tout changer. Là, il suffit d’ajouter le petit morceau qui manque, ce qui permet de faire d’énormes économies.

Et la solidité de l’ensemble est irréprochable. Il s’agit d’alliages de titane ou de nickel. Ce qui a permis à Beam de se spécialiser dans la réparation de turbines d’avion, composées de pièces mobiles très chères à remplacer.

Rappelons que l'impression 3D a été inventée au même moment (en 1984) en France et aux États-Unis. Mais depuis, les américains trustent le marché. C’est donc grâce à des petites sociétés géniales comme Beam que la France retrouvera son leadership.

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