Hillary Clinton : une campagne à la Matrix

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A la Une de la presse américaine est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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Le site Politico nous révèle ce matin qu'Hillary Clinton se sert des mathématiques et des statistiques pour mettre toutes les chances de son côté.

Xavier Yvon pour la presse américaine

Une histoire de campagne dans la presse américaine avec Xavier Yvon. Aujourd’hui une révélation du site Politico, la campagne d’Hillary Clinton, c’est le film Matrix.

Effectivement chez Clinton, tout est régi par des colonnes de petits chiffres verts qui défilent par millions. Des mathématiques pour faire de la politique, c’est que nous apprend un article fascinant de Politico.

Il y a dans le QG de Clinton à Brooklyn, un grand sorcier des statistiques, Elan Kriegel. Personne ne le connait mais c’était l’une des premières recrue et l’une des mieux payés, il dirige une équipe de 60 mathématiciens et analystes, "le système nerveux de la campagne Clinton" écrit le site.

Pour comprendre il faut savoir qu’aux États-Unis les campagnes électorales sont passées à l’ère du " big data". Ça marche comment ? On rassemble toutes les informations personnelles disponibles sur les électeurs (âge, appartenance ethnique profession, situation familiale ou encore votes précédents). Avec ça, on construit des modèles statistiques pour cibler plus précisément les messages.

La nuit les ordinateurs du QG de Clinton tournent à fond pour faire 400.000 simulations de l’élection.

Et absolument rien n’est décidé sans consulter l’homme de la matrice : dans quelles villes envoyer la candidate faire campagne, à quelles portes les militants vont frapper, quels numéros ils appellent, quels réseaux sociaux ils utilisent… C’est même un algorithme qui décide où va chaque dollar dépensés en pub à la télé.

Et les statistiques ne disent pas seulement qui il faut cibler et où, mais aussi quand le faire pour plus d’efficacité : deux mois avant, trois semaines, deux jours ou la veille.

Donald Trump, lui trouve ces méthodes "surfaites", il préfère faire campagne à l’instinct.
Alors, les maths contre les tripes, qui va gagner ?

Pour accéder à l’article du site Politico, cliquez ici.