Hillary Clinton : la stratégie de la discrétion

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A la Une de la presse américaine est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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Alors que le troisième débat entre les deux candidats aura lieu ce soir, le Boston Globe a compté les rares apparitions publiques d'Hillary Clinton.

Xavier Yvon pour la presse américaine

Ce soir c’est le troisième et dernier débat télé entre Trump et Clinton et à cette occasion on va revoir la candidate démocrate qui n’occupe pas beaucoup le terrain, c’est ce qu’a constaté le Boston Globe.

Hillary Clinton, moins elle se montre mieux elle se porte, en tout cas dans les sondages comme avant chaque débat, la candidate démocrate nous fait le coup de la bûcheuse qui révise enfermée chez elle. Mais quand même, tous ceux qui suivent la campagne avaient cette impression qu’elle se cachait. Le Boston Globe a donc fait les comptes. Sur les deux derniers mois et demi de campagne, Hillary Clinton a tenu moins de meeting que n’importe quel candidat dans les deux élections précédentes avec 52 meetings pour elle contre 88 pour Trump.  Elle en a fait deux fois moins qu’Obama il y a huit ans dans sa première campagne.

Ce n’est pas un manque d’énergie comme le clame Donald Trump, c’est une stratégie bien calculée explique le Boston Globe. Elle est en tête de la course, Donald Trump se tire des balles dans le pied tous les jours alors pourquoi prendre des risques ?

Limiter les sorties, ça limite les erreurs et ça évite aussi d’agiter un chiffon rouge sous le nez de ceux qui la détestent, ça pourrait les mobiliser davantage. Elle est tellement impopulaire qu’elle préfère envoyer sa Dream Team sur le terrain comme Barack et Michelle Obama, Bill Clinton ou son ancien rival Bernie Sanders que l’on voit presque plus qu’elle.

Elle, ce sont surtout les donateurs qui l’ont vue. Pour le coup, aucun candidat n’a récolté autant d’argent qu’elle dans des événements privés. Ça lui permet de mettre des moyens partout. Deux millions de dollars par exemple aujourd’hui pour des pubs télé ici en Arizona, un État normalement acquis aux Républicains mais qu’elle espère bien gagner.