Publication des mails piratés : la paranoïa du camp Clinton

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A la Une de la presse américaine est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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La presse américaine s'interroge sur les mails piratés du directeur de campagne d'Hillary Clinton qui sont publiés chaque jour par Wikileaks.

Walid Berrissoul pour la presse américaine

À deux jours du troisième et dernier débat avant l'élection, Walid Berrissoul a épluché la presse américaine pour qui, la pression est bien plus du côté d'Hillary Clinton.

oui, sans doute aussi par effet de saturation par rapport aux déboires sans fin de Trump.

C'est vrai que ce matin, la presse américaine s’interroge beaucoup plus sur les casseroles du camp Clinton et notamment sur les mails de son directeur de campagne, piratés et publiés, lentement, jour après jour, par Wikileaks.

Pour le Washington post, c'est en partie là-dessus que va se jouer le débat, parce que discréditer Trump ou plutôt le laisser s'enfoncer tout seul, ça ne marche plus. Les gens se sont fait pour la plupart leur opinion. Hillary Clinton va devoir enfin parler d'elle et donc de ses mails piratés.

Ça fait des jours voire des semaines qu'on en parle mais qu'est- ce qu'on y apprend ?

C'est moins spectaculaire que les scandales sexuels de Trump.

Surtout, on y découvre une Hillary Clinton très calculatrice et complètement dans le contrôle:  "la moindre blague, le moindre tweet " est validé par ses conseillers, s'amuse le Los Angeles Times.

C'est justement cette image-là, franchement pas naturelle, analyse le Washington Post qui rebute encore beaucoup d'électeurs indécis.

Ça doit créer une drôle d'ambiance au QG de Clinton, ces mails internes publiés ?

ah oui! ces mails internes, un peu comme partout, ce sont ces petites vacheries sur le dos des collègues. Sauf que là: c'est publié tous les jours et il en reste 22. Ce qui fait qu'au lieu d'être dans l'euphorie d'une possible victoire, raconte le site Politico, c'est plutôt la paranoïa au QG d'Hillary Clinton.

Même si certains ne perdent pas leur humour, avec ce petit pense-bête dans les toilettes: "vous ne partagez pas votre brosse à dents, alors ne partagez pas votre mot de passe".