Hillary Clinton et Donald Trump : comment ont-ils préparé leur premier débat ?

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A la Une de la presse américaine est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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Alors que Donald Trump et Hillary Clinton s'affronteront la nuit prochaine pour leur premier débat, les presse américaine nous explique comment les candidats se sont préparés à ce duel.

Xavier Yvon pour la presse américaine

À la Une de la presse américaine ce matin, il n’y en a que pour The Debate, Le débat, le premier ce soir entre Trump et Clinton. La presse raconte comment les deux candidats se sont préparés et chacun a sa manière.

"Dis-moi comment tu te prépares, je te dirai qui tu es : Trump ou Clinton"

Donald Trump, écrit le New York Times c’est le "Big man on campus " , la "grande gueule" de l’école, "celui qui pense que son devoir écrit à la dernière minute sera éblouissant, juste parce que c’est lui qui l’a écrit".

Hillary Clinton c’est la bonne élève appliquée. Elle a carrément arrêté de faire campagne pour se cloitrer chez elle et réviser. Elle bachotte un dossier très épais sur Donald Trump qui a demandé des mois de recherches, raconte le New York Times. Son équipe est allée jusqu’à retrouver d’anciens proches de Donald Trump pour avoir des indices sur sa personnalité. Elle a également fait appel à des psychologues pour mieux connaître Donald Trump et savoir comment le faire sortir de ses gonds, "elle a besoin de montrer à une large audience télé qu’il n’a pas le tempérament pour être président" analyse un commentateur.

Pour ça elle va l'appeler "Donald" et le traiter de menteur. Elle s’y est entraînée dans ses séances de faux-débat avec un proche dans le rôle de Trump, enfin plutôt de plusieurs Trump : le Trump assagi, le Trump offensif ou le Trump en roue libre. Elle est prête à tout.

Donald Trump, lui, le vrai, n’a pas voulu se plier à l’exercice du débat à blanc. Il compte sur son instinct de showman.
Ses conseillers pensent que c’est du temps perdu de lui farcir la tête de détails et de chiffres, nous apprend le New York Times. Ils préfèrent lui répéter de bien écouter Hillary Clinton pour pouvoir contre attaquer parce qu’il peut se lasser, 1h30 c’est long. Le but pour lui c’est d’avoir l’air présidentiel et de rester calme.

Enfin, Donald Trump a quand même demandé des conseils, par internet, à ses partisans avec notamment cette question essentielle : doit-il utiliser son expression favorite, et appeler son adversaire "Hillary la crapule" ? Rendez-vous demain pour savoir ce que ça a donné.