Sur Twitter, les robots russes avaient une nette préférence pour Donald Trump

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Les messages de Donald Trump ont été retweetés par de nombreux comptes pro-russe.
Les messages de Donald Trump ont été retweetés par de nombreux comptes pro-russe. © Capture d'écran
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Les messages publiés par Donald Trump ont été dix fois plus retweetés par des comptes pro-russes que ceux d'Hillary Clinton, selon les données fournies par Twitter au Congrès.

Les chiffres ne trompent pas... Dans des documents transmis au Congrès américain, Twitter détaille le nombre de messages retweetés par des robots russes durant les mois précédents l'élection de Donald Trump en 2016. Résultats : les messages du candidat républicain ont été dix fois plus repostés que ceux de la candidate démocrate.

Donald Trump largement favorisé. 470.000, c'est le nombre de retweets par des "bots", des robots, dont le compte de Donald Trump a bénéficié entre 1er septembre et le 15 novembre 2016, soit durant les trois derniers mois de la campagne présidentielle américaine. Un chiffre qui représente plus de 4% des retweets dont un bénéficié le milliardaire durant cette période. Les tweets de @RealDonaldTrump ont par ailleurs été largement plus exposés que ceux d'Hillary Clinton. La candidate démocrate ne totalise "que" 48.000 retweets.

Les tweets de WikiLeaks au cœur du dispositif. Les données fournies par Twitter au Congrès montrent également qu'une importante part des retweets du compte @WikiLeaks, qui a publié les emails des responsables de la campagne de la candidate démocrate, étaient dus à des comptes pro-russe. Sur la période étudiée, entre 48 et 73% des RT venaient de tels comptes. Au total, ce sont un peu plus de 2 millions de comptes automatisés republiant les messages favorisant le candidat républicain qui ont été identifiés par le réseau social à l'oiseau bleu. 

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Enquête du Congrès. Depuis plusieurs mois, le Congrès enquête sur l'usage des réseaux sociaux par les pro-russes pour influencer la campagne présidentielle américaine de 2016. En octobre dernier, Facebook avait indiqué qu'environ "10 millions de personnes aux Etats-Unis ont vu les messages" pro-russes. Le réseau social de Mark Zuckerberg avait par ailleurs fourni les publicités en question au Congrès pour les besoins de l'enquête.