Quelles adresses mail choisir pour les enfants ?

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Image d'illustration. © ED JONES / AFP
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Plusieurs services proposent de créer des adresses emails sécurisées pour les plus jeunes. Ils doivent se conformer à des règles spécifiques.

Que faut-il autoriser à ses enfants sur Internet ? Doivent-ils avoir leur propre adresse mail, à partir de quel âge et comment ? Alors que les plus jeunes commencent à découvrir les technologies sur les tablettes et les smartphones de leurs parents, ils demandent de plus en plus vite, dès qu’ils savent lire, à avoir une adresse mail pour échanger avec leurs amis. Plusieurs services proposent des solutions adaptées aux différents âges.

Liste de destinataires de confiance. Service le plus populaire du marché, Net C Junior, est pensé pour les enfants à partir de six ans. Chaque adresse d’un enfant est reliée à l’adresse d’un parent qui décide quelles personnes peuvent échanger avec son enfant. Cela permet d'éviter les contacts non sollicités ou les tentatives de pishing comme il pourrait y en avoir sur adresse classique. Ces services fonctionnent par ailleurs sans publicité, mais proposent des versions payantes. La version de base, disponible gratuitement, n'offre en effet qu'un stockage limité ce qui oblige à supprimer très régulièrement les emails et à ne pas recevoir trop de pièces jointes, des photos par exemple.

Une législation spécifique. Parallèlement à Net C Junior, d'autres entreprises proposent ce type de service. C'est le cas de MailForKids à l'interface plus austère, mais tout aussi efficace et sécurisé. Pour ce qui est des données personnelles, tous ces services en lignes doivent se conformer au règlement général sur la protection des données (RGPD) et aux règles spécifiques aux données des enfants. En dessous de 13 ans, ils ne peuvent par exemple donner leur accord sur rien. C'est celui de leur parent qui devra être demandé. Enfin, les explications doivent toujours être compréhensibles par les enfants de l’âge auquel se destine le service. Sans cela, le service s’expose à une sanction pouvant aller jusqu’à 20 millions d’euros.