Google lancera Stadia, sa plateforme de jeux vidéo en streaming, le 19 novembre

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© JUSTIN SULLIVAN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
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Google va lancer son service de "cloud gaming", du jeu vidéo totalement dématérialisé, des jeux à la console, le 19 novembre prochain.
CINQ CHOSES À SAVOIR

Google part à l'attaque des jeux vidéo, avec Stadia, qui incarne sa volonté de se lancer dans l'industrie vidéoludique. Stadia est le nom d'une plateforme de "cloud gaming", un service de jeu entièrement dématérialisé qui passe par les serveurs du géant de la Silicon Valley. On vous dit tout sur ce projet très excitant qui sera disponible le 19 novembre prochain.

NB : Cet article est une mise à jour d'un contenu publié une première fois en juin dernier. 

Stadia, comment ça marche ?

Stadia, c'est du "cloud gaming", la prochaine révolution du monde des jeux vidéo. Comme son nom l'indique, ce service passe par le cloud, ce gigantesque serveur mondial immatériel sur lequel on transfère et stocke nos données. Appliqué au jeu vidéo, le cloud permet de se débarrasser de la console et des jeux à télécharger. La console, c'est le cloud.

Dans le cas de Stadia, c'est Google qui opère tout grâce à ses serveurs. Le joueur a simplement besoin de se connecter à ces serveurs. Résultat, Stadia débarque avec une promesse alléchante : jouer en toute liberté puisqu'il n'y a plus de console ni de fils mais aussi la possibilité de jouer sur n’importe quel écran, simplement avec un compte et un abonnement.

Quel est le matériel nécessaire ?

L'application Stadia sera disponible sur PC, sur les télévisions équipées d'un boîtier Chromecast et sur les smartphones Google (Pixel 3, 3a et 3a XL). Mais en réalité, on pourra y accéder depuis n'importe quel appareil en utilisant le navigateur Google Chrome. Enfin presque : les smartphones autres que ceux de Google ne seront pas compatibles. Avec une telle restriction, la portabilité de Stadia en prend un coup.

Autre contrainte, assez logique celle-là : il faut impérativement jouer avec une manette ou un clavier. En cela, Stadia est bien une console. A priori, tous les contrôleurs actuels seront compatibles, y compris ceux de la Xbox et de la Playstation. Mais Google a tout de même choisi de lancer son propre gamepad, assez classique dans sa forme et disponible en trois coloris. Il aura quelques particularités, notamment un bouton pour accéder à l'assistant vocal de Google et un autre pour streamer en direct sa partie.

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Combien ça coûte ?

Il y aura deux formules d'abonnement à Stadia. D'abord, une formule de base avec abonnement gratuit mais il faudra payer tous les jeux et la qualité de l'image sera limitée à du 1080p. Et puis il y aura l'option Stadia Pro, à 9,99 euros par mois. À ce prix, vous bénéficierez de nouveaux jeux gratuits et de promos tous les mois, en plus des jeux payants, et d'un affichage en 4K ultra HD. Google a également présenté une formule baptisée Stadia Founders, disponible en précommande. Pour 129 euros, elle offre trois mois d'abonnements à Stadia Pro pour soi-même et pour une deuxième personne, une manette Stadia, un boîtier Chromecast Ultra et le jeu Destiny 2.

La formule gratuite semble idéale pour tester le fonctionnement de Stadia. Sur le long terme, elle peut également convenir aux joueurs intermittents qui ne souhaitent pas forcément s'engager dans le temps. Quant à l'option payante, sorte de Netflix du jeu vidéo, elle devrait séduire les gamers plus aguerris. Elle devrait se révéler très rentable quand on sait qu'aujourd'hui, un jeu "blockbuster" coûte entre 50 et 70 euros.

À quoi jouera-t-on ?

Google s'est entouré de plusieurs partenaires de choix pour se lancer, comme Ubisoft, Electronic Arts et Square Enix. Pour l'instant, le catalogue annonce une vingtaine de jeux, la plupart déjà sortis sur console. Ce sont surtout des gros jeux de franchises : Assassin’s Creed, Tomb Raider, Final Fantasy, Mortal Kombat, Just Dance, The Crew… 

En sus, Google s'est positionné sur quelques sorties attendues dans les mois à venir : le jeu de rôle médiéval Baldur's Gate 3 ; Ghost Recon : Breakpoint, jeu d'infiltration basé sur les opérations des forces spéciales ; Destiny 2, suite du shooter SF acclamé ; Gylt, un jeu d'horreur ; ou encore Get Packed, jeu d'arcade collaboratif dans lequel il faut… déménager dans un temps imparti. Stadia débute donc très fort, avec un catalogue bien fourni, mais il va falloir se diversifier pour convaincre les joueurs.

Est-ce qu'on pourra vraiment jouer n'importe où ?

Techniquement oui, c'est le principe même de Stadia. La réalité est un peu plus complexe puisque la condition sine qua non pour jouer au service de Google est de disposer d'une bonne connexion Internet. Google affirme qu'il sera possible de jouer aux jeux avec un débit de 10 Mbit/s minimum, ce qui correspond à une connexion via ADSL. Pour un niveau d'affichage idéal, il faudra toutefois aller jusqu'à 35 Mbit/s. Entre les deux, la qualité ira croissante en fonction de la connexion.

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Concrètement, cela ne posera pas de problème aux personnes qui disposent de la fibre optique ou du câble chez elles. Sur téléphone, en passant par le réseau cellulaire, une bonne 4G suffira également, à condition de ne pas être dans un endroit bondé. Mais oubliez le métro. Google a mis en ligne un test de connexion, à retrouver ici.