La CNIL met en garde contre l'appli FaceApp : "L’utilisateur renonce à avoir des droits" sur ses photos

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La CNIL appelle les internautes à la prudence après l'utilisation massive de l'application FaceApp. Celle-ci vieillit le portrait de ses utilisateurs et se réserve, dans le même temps, le droit d'utiliser leur visage à des fins commerciales. 

Vous les voyez par centaines sur les réseaux sociaux. Ces photos de vos proches le visage strié de rides, les cheveux blanchis, la barbe grisonnante, comme s'ils avaient pris 40 ans en une semaine. Vieillir son visage est le dernier grand jeu à la mode proposé par FaceApp.

Si l'application est gratuite, le diable se cache dans les détails, ou plutôt dans les conditions générales d'utilisation qui stipulent que l’application se réserve le droit d'utiliser votre visage à des fins commerciales. Une information qui a surpris de nombreux utilisateurs, peu attentifs. La CNIL, le gendarme d'Internet, appellent à la prudence.

"L’utilisateur renonce à avoir des droits juridiques"

"Les personnes qui téléchargent l’application cèdent la propriété d’une part de l’image captée, c’est-à-dire du portrait originel, mais également de sa version altérée, présentée comme vieillie", explicite auprès d’Europe 1 Nicolas Arpagian, auteur de La Cybersécurité. "C’est une cession permanente, quelle que soient les utilisations, commerciales ou non", précise ce spécialiste. "La photo peut être modifiée. Sur ce cliché-là, l’utilisateur renonce à avoir des droits juridiques."

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Ce dernier peut donc potentiellement retrouver un jour son visage sur une publicité. La CNIL rappelle donc l'importance de lire les conditions générales d'utilisation, même si elles sont souvent longues, peu digestes et parfois, comme sur FaceApp, difficiles à trouver.