Intelligence artificielle : IBM annonce le recrutement de 400 experts en France

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IBM emploie déjà 7.500 personnes en France.
IBM emploie déjà 7.500 personnes en France. © LLUIS GENE / AFP
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Ce recrutement doit s'opérer d'ici deux ans avec un objectif : faire de la France un des leaders du secteur.

Le groupe informatique américain IBM va recruter 400 experts d'intelligence artificielle (IA) en France d'ici deux ans, ont annoncé jeudi l'entreprise américaine et l'Élysée.

Devenir un leader de l'IA. "Une partie de ces ingénieurs, développeurs, chercheurs, data scientists (spécialistes de l'analyse des données) (…) s'installeront au sein du pôle scientifique et technologique de Paris-Saclay" dans l'Essonne, a précisé IBM dans un communiqué. Emmanuel Macron a présenté jeudi au collège de France la stratégie pour que le pays devienne un leader de l'intelligence artificielle, en s'appuyant sur ses chercheurs et ingénieurs spécialisés très recherchés par les grandes entreprises internationales. "Je souhaite que la France soit l'un des leaders de l'intelligence artificielle, nous en avons les moyens et nous allons en créer les conditions", a-t-il affirmé.

Défis éthiques et aides à la décision. Selon IBM, les experts recrutés "se consacreront notamment au développement de la future génération de systèmes d'intelligence artificielle, en mettant l'accent sur la recherche et sur les défis éthiques". Ils s'attacheront également "à la conception et au développement de solutions mondiales d'intelligence artificielle d'aide à la décision, basées sur l'expertise humaine, incluant le calcul à haute performance au service de la recherche scientifique" et à la mise en oeuvre de projets Watson (l'intelligence artificielle d'IBM) "dans de multiples secteurs comme l'industrie, la santé, les services financiers, les télécommunications et la grande consommation".

IBM emploie aujourd'hui environ 7.500 personnes en France. Le groupe vient par ailleurs de signer un projet de rupture conventionnelle collective portant sur une centaine de postes (ingénieurs, commerciaux et fonction support). Il avait expliqué ce projet par le besoin d'adapter ses compétences en embauchant des spécialistes de la cybersécurité, de la production de services et de l'intelligence artificielle.