Un bilan en demi-teinte pour les Bleus aux Championnats d'Europe de cyclisme sur piste

La France a bouclé dimanche les Championnats d'Europe de cyclisme sur piste à Granges, en Suisse, avec deux dernières médailles et un bilan en demi-teinte dans l'ensemble
La France a bouclé dimanche les Championnats d'Europe de cyclisme sur piste à Granges, en Suisse, avec deux dernières médailles et un bilan en demi-teinte dans l'ensemble © AFP
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avec AFP
À dix-sept mois des Jeux olympiques de Paris 2024, la France a bouclé dimanche les Championnats d'Europe de cyclisme sur piste à Granges, en Suisse, avec deux dernières médailles et un bilan en demi-teinte dans l'ensemble. Un résultat en dessous de ce que les Bleus avaient réalisé à Munich l'an passé.

En glanant onze médailles au total, mais un seul titre, en cinq jours, les Bleus terminent les Championnats d'Europe de cyclisme sur piste avec un bilan mitigé. L'équipe de France fait moins bien que l'an dernier à Munich (15 dont 6 en or). Deuxièmes au tableau des médailles à l'Euro 2022, ils rétrogradent au cinquième rang, derrière l'Allemagne (14 médailles dont 7 en or), la Grande-Bretagne, les Pays-Bas et l'Italie.

Ce bilan tranche aussi avec l'excellent résultat des pistards français aux Championnats du monde (7 médailles, 3 titres) en octobre à Saint-Quentin-en-Yvelines sur le site où auront lieu les JO du 5 au 11 août. L'avantage du terrain avait alors joué à fond dans un vélodrome où les Bleus s'entraînent au quotidien et où ils avaient été poussés par un public bouillant.

Émoussés

À Granges, ils ont parfois semblé émoussés à l'image de Mathilde Gros. Seulement quatrième en vitesse individuelle et par équipes, la championne du monde de Saint-Quentin a terminé l'Euro sans la moindre médaille après avoir pris la sixième et dernière place de la finale du keirin dimanche.

Très déçue, elle aura à cœur de rebondir dès la prochaine étape de la Coupe des nations à Jakarta fin février qui comptera, comme cet Euro, pour le classement olympique déterminant le nombre de quotas qui reviendront aux différentes pays en 2024.

Thomas répond présent

À cet égard, il n'y a pour l'heure pas d'inquiétude à avoir quant à la présence des Français sur les douze épreuves olympiques (vitesse individuelle, par équipes, keirin, omnium, américaine et poursuite pas équipes, chez les hommes comme chez les femmes). D'autant que d'autres tauliers comme Benjamin Thomas ont parfaitement tenu leur rang à Granges pour remplir la besace. Samedi, le coureur de la Cofidis a débloqué le compteur des Bleus en remportant son neuvième titre européen, son deuxième sur l'omnium, pour confirmer qu'il était l'une des principales chances de sacre à Paris.

Dimanche, le Tarnais a encore marché très fort sur l'américaine. Mais son partenaire Donovan Grondin, avec lequel il était devenu champion du monde en octobre, était à bout de forces après avoir décroché déjà deux médailles de bronze dans la semaine, aux points et dans l'épreuve du scratch. La paire française a néanmoins sauvé le podium en terminant troisième derrière l'Allemagne et l'Italie.

Encourageant

Tom Derrache aurait pu apporter une autre médaille à la France sur le keirin. Mais, arrivé deuxième derrière l'inaccessible roi du sprint, Harrie Lavreysen, il a été relégué au sixième rang pour avoir effectué un écart dangereux sur l'autre Néerlandais, Jeffrey Hoogland, dans le dernier tour.

Dans l'ensemble, la France a empilé beaucoup de médailles de bronze (7) et aussi quelques quatrièmes places qui ne demandent qu'à être transformées en breloque. Au final, si l'or a souvent manqué, le nombre de médailles, deuxième meilleur total du plateau derrière l'Allemagne, reste encourageant pour la suite et notamment le grand rendez-vous de l'année, les Championnats du monde en août à Glasgow.