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Trophée Jules Verne : malgré la tempête Ingrid, Thomas Coville et son équipage devraient battre le record de ce tour du monde

Selon les dernières estimations, le trimaran est attendu entre 6 heures et 8 heures dimanche matin. [Sebastien Salom-Gomis / AFP]

Le maxi-trimaran Sodebo Ultim 3 fonce vers le record du tour du monde en équipage, malgré une mer agitée. Mené par Thomas Coville, l’équipage est attendu dimanche matin à Brest, avec une avance suffisante pour viser le Trophée Jules Verne.

Malgré une mer très formée et des rafales provoquées par la tempête Ingrid, le maxi-trimaran Sodebo Ultim 3 poursuivait samedi sa course vers le record du tour du monde à la voile en équipage, avec une arrivée attendue dimanche matin à Brest.

À bord, Thomas Coville et ses six équipiers se rapprochent d’un exploit historique. Sauf incident majeur, l’équipage devrait franchir la ligne d’arrivée suffisamment tôt pour établir un nouveau record et s’emparer du Trophée Jules Verne.

Une fin de parcours délicate

Selon les dernières estimations, le trimaran est attendu entre 6 heures et 8 heures du matin. Pour battre le temps de référence établi par Francis Joyon en 2017 (40 jours, 23 heures, 30 minutes et 30 secondes), Sodebo devra couper la ligne imaginaire reliant le phare de Créac’h, à Ouessant, et celui de Lizard Point, en Angleterre, avant 20h31 et 35 secondes dimanche.

La fin de parcours reste toutefois délicate. Dans la soirée de vendredi, alors que l’équipage entamait son 38ᵉ jour de mer au nord-est des Açores, le bateau a été confronté à des vagues atteignant dix mètres. Une situation éprouvante, comme l’a reconnu Thomas Coville dans une vidéo transmise depuis le bord.

"Les 36 dernières heures ont été les plus difficiles de cette tentative. Nous avons subi davantage de dégâts que durant le reste du tour du monde", a expliqué le skipper de 57 ans, précisant qu’une déferlante avait endommagé un support du safran, resté néanmoins fonctionnel.

Si le plus dur semble passé, la prudence reste de mise jusqu’à l’arrivée en raison de conditions météo instables. Il faudra compter environ trois heures entre le passage de la ligne et l’accostage au quai Malbert, à Brest, selon l’état de la mer.

Samedi à 17 heures, Sodebo Ultim 3 comptait encore 370 milles nautiques à parcourir et disposait d’une avance de 468 milles sur la trace de référence.