Tour de France : chemin en terre, étape-sprint, équipes réduites… les originalités de l'édition 2018

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Le peloton du Tour de France empruntera au Plateau des Glières un chemin de terre sur deux kilomètres.
Le peloton du Tour de France empruntera au Plateau des Glières un chemin de terre sur deux kilomètres. © Maxime MARTINEZ / Europe 1
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Entre le plateau des Glières, sans bitume sur deux kilomètres, une étape de 65 kilomètres et des équipes à huit coureurs, le Tour 2018 ne manquera pas d’innovation. Et donc d’intérêt. 

Chaque année, les organisateurs du Tour de France innovent, pour continuer de conférer à la Grande Boucle son titre de plus prestigieuse épreuve cycliste du calendrier. L’édition 2018 n’échappe pas à la règle, bien au contraire. Ainsi, les coureurs, moins nombreux, auront l’occasion de faire rouler leur machine sur quelques kilomètres en terre, mais aussi d’en découdre sur une étape-sprint, longue de seulement 65 kilomètres. Passage en revue des principales nouveautés.

Deux kilomètres de terre au Plateau de Glières  Le cyclisme est aussi un sport mécanique. La fiabilité des montures peut parfois être déterminante pour une victoire d’étape, voire une victoire finale. A ce titre, le passage, le 17 juillet, sur le plateau de Glières, en Haute-Savoie, ne manquera pas de sel. En effet, la route n’est pas goudronnée sur deux kilomètres. Gare donc aux crevaisons ou aux glissades, encore plus si la météo n’est pas au rendez-vous. Une chose est sûre, même si le passage sur la terre ne sera pas forcément décisif, puisqu’il se situe à environ 80 kilomètres de l'arrivée de cette 10ème étape au Grand-Bornand, il promet un grand spectacle.

Une étape-sprint de 65 kilomètres, avec une grille de départ La 17ème étape, le 26 juillet entre Bagnères-de-Luchon et le Col du Portet sera assurément l’un des temps forts du Tour 2018. D’abord parce qu’elle ne fait que 65 kilomètres, avec trois cols sélectifs au programme, Peyragudes, Val Louron-Azet et donc le col de Portet, inédit. L’idée des organisateurs est que les leaders s’expliquent très vite après le départ, et ainsi d’empêcher des ascensions maîtrisées par des équipiers trop forts, ceux de la Sky par exemple.

Toujours dans le même esprit, les organisateurs ont décidé que pour le départ de cette étape, les coureurs partiront en fonction de leur classement : les meilleurs devant, les moins bons derrière. Pour ce faire, les participants seront répartis en cinq groupes, à charge pour eux de s'organiser comme ils veulent dans chaque groupe. Et d’entrée, les coureurs entameront l’ascension du premier col !

 Huit coureurs par équipes au lieu de neuf Le peloton sera moins fourni que les années passées. En effet, les équipes ne pourront aligner que huit coureurs, contre neuf auparavant. Conséquence : seuls 176 cyclistes, contre 198 l’an passé, prendront le départ. L’objectif est double : garantir une meilleure sécurité, alors que le nombre de spectateurs et de véhicules suiveurs et toujours plus nombreux. Mais aussi niveler les forces de chaque équipe, et ainsi favoriser les échappées et la bagarre en montagne.

Des bonifications pour dynamiter la course Les étapes de plaine du Tour de France, plus nombreuses au début de l’épreuve, sont souvent écrites à l’avance : une longue échappée, un peloton qui se met en marche sous l'impulsion des équipes de sprinteurs pour rattraper les fuyards et un sprint passif. Du coup, l’ennui peut guetter. Pour que d’autres scénarios s’écrivent, les organisateurs ont mis au point un dispositif censé dynamiter la course : lors des dix premières étapes, des bonifications (3, 2 et 1 secondes) seront distribués à des points situés entre 8 et 30 kilomètres de l’arrivée.

Cela obligera ceux qui veulent porter le maillot jaune en début d’épreuve à rattraper d’éventuelles échappées avant l’arrivée. Et donc permettra, peut-être, à d’autres coureurs de tenter de partir.