Ronaldo à la Juventus : flop pour l'appel à la grève chez Fiat

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Dans l'usine Fiat de Meli, seuls cinq salariés ont fait grève sur un total de 1.700. © DONATO FASANO / AFP
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Lundi, l'appel à la grève d'un syndicat minoritaire pour protester contre le transfert coûteux de Ronaldo à la Juventus n'a quasiment pas été suivi.

L'appel à la grève lancé par un syndicat minoritaire à l'usine Fiat de Melfi, dans le sud de l'Italie, pour protester contre le transfert coûteux de Cristiano Ronaldo à la Juventus de Turin connaissait un flop lundi avec seulement 5 grévistes recensés en matinée, selon la direction.

Cinq grévistes sur 1.700 salariés. "Aujourd'hui à Melfi, comme cela s'était déjà passé vendredi à Pomigliano, les initiatives de protestation promues les jours passés sur le thème footballistique ont été un flop retentissant", a indiqué un porte-parole de Fiat Chrysler. "Seulement cinq employés ont fait grève sur quelque 1.700 présents au premier service. Le pourcentage d'adhésion a été de 0,3%", a-t-il poursuivi.

A Melfi, l'USB, un syndicat non représenté à l'usine, avait appelé les ouvriers à débrayer de dimanche soir à mardi matin pour dénoncer l'arrivée de Ronaldo, alors que le constructeur automobile et la Juventus partagent le même actionnaire de référence, la famille Agnelli.

Le principal syndicat, "pas intéressé". "Il est inacceptable que pendant que la direction continue à demander des sacrifices énormes depuis des années aux travailleurs de FCA (Fiat Chrysler), la même direction décide de dépenser des centaines de millions d'euros pour l'acquisition d'un joueur de football", avait dénoncé ce syndicat. L'USB était le seul syndicat à appeler à cette grève à Melfi tandis qu'à Pomigliano un appel similaire avait été lancé par une autre organisation minoritaire, Si Cobas. Le principal syndicat italien du secteur, la CGIL-Fiom avait répondu ne "pas être intéressé" par cet appel jugeant avoir des "choses plus importantes" à faire.