Pourquoi le chanteur Cali a fait carrière dans la musique plutôt que dans le rugby

  • Copié
Jonathan Grelier , modifié à
Invité d'Europe 1 vendredi, le chanteur Cali a raconté sa passion pour le rugby, un sport dont les valeurs lui ont servi tout au long de sa carrière. Pourtant, l'artiste estime qu'il n'aurait pas pu faire carrière dans cette discipline, à cause de son amour pour la musique et d'une fugue amoureuse de jeunesse qui a changé son regard sur la vie.
INTERVIEW

Il est né à Perpignan, une ville de rugby, et ce sport ne l'a jamais vraiment quitté. Invité d'Europe 1 vendredi, le chanteur Cali a raconté sa passion pour le ballon ovale qui l'habite depuis son enfance. Dans le village où il a grandi, à Vernet-les-Bains dans les Pyrénées-Orientales raconte-t-il, "les filles et les garçons jouaient au rugby" et se retrouvaient pour pratiquer ce sport "comme une famille". Très vite, le gaucher à l'aise au poste de demi d'ouverture, sa place "de prédilection" sur le terrain, a rejoint l'Usap, le club de Perpignan, et joué pour la sélection du Roussillon avec Marc Lièvremont, qui deviendra plus tard sélectionneur du XV de France.

"J'ai fait une fugue amoureuse"

Pourtant, Cali "ne pense pas" qu'il aurait pu faire carrière dans le rugby. "Il faut quelque chose comme une volonté farouche pour sacrifier pas mal d'années" pour ce sport, se justifie-t-il au micro d'Europe 1. "Moi, j'avais la musique au fond de moi." Et un autre événement est venu perturber l'attachement du jeune Cali au rugby. "J'ai fait une fugue amoureuse à l'âge de 16 ans et en revenant, j'avais toujours cette passion du rugby, mais j'étais moins mordu", se souvient-il. "En tout cas, ce n'était pas le but absolu. Je voulais faire de la musique après."

Difficile pour autant d'oublier son premier amour pour l'ovalie pour le chanteur. Il rappelle que dans son titre "Tout ce qui ne reviendra plus", il "parle de Casque d'or", le surnom de l'ancien joueur de rugby français Jean-Pierre Rives, et de Roger Couderc et son acolyte "Bala" (Pierre Albaladejo) qui commentaient les matchs à l'époque.

"Je ne ratais aucun match des Cinq nations et leurs voix me bercent encore", confie Cali. Et de conclure : "Moi, je souhaite à tous les parents de faire goûter ce sport à leurs enfants parce que c'est le sacrifice, le don de soi... On se fait mal pour que le copain à côté ait moins mal. Tout ça, je l'ai appris au rugby et ça m'a servi toute ma vie."