Ce mercredi, le Bayern Munich reçoit l'Atalanta pour le huitième de finale retour de la Ligue des champions. Mais le club allemand, dont ses trois gardiens professionnels sont blessés, devrait faire jouer un jeune de 16 ans dans les buts, soit un risque judiciaire pour les Bavarois.
Une pénurie de gardiens. Alors que le Bayern Munich accueille l'Atalanta Bergame à l'Allianz Arena ce mercredi pour le huitième de finale retour de la Ligue des champions, Vincent Kompany devra probablement composer sans ses trois gardiens : Manuel Neuer, Jonas Urbig et Sven Ulreich.
L'entraîneur belge devrait ainsi convoquer le titulaire chez les U19, Leonard Prescott, un risque judiciaire pour le club allemand.
Une dérogation demandée au gouvernement allemand
Manuel Neuer, champion du monde en 2014 avec la Mannschaft, est touché à un mollet. Sven Ulreich, lui, est gêné aux adducteurs. Enfin, lors du match aller face à l'Atalanta (victoire 6-1, ndlr) mardi 10 mars, Jonas Urbig est sorti avec une commotion cérébrale et ne pourrait peut-être pas disputer la rencontre.
"La décision sera purement médicale. Si tout se passe comme prévu, Urbig sera titulaire. Dans le cas contraire, nous trouverons une autre solution", a expliqué Vincent Kompany. Une pénurie de gardiens qui tombe au pire moment pour l'ancien défenseur de Manchester City, malgré l'avance prise du match aller.
Face à cela, Vincent Kompany a annoncé que Leonard Prescott, 16 ans et titulaire des U19 du Bayern Munich, pourrait démarrer la rencontre. Si c'était le cas, le jeune gardien allemand deviendrait le plus jeune joueur de l'histoire du club bavarois en Ligue des champions.
Mais le vrai problème se situe ailleurs. En effet, une loi allemande contraint les jeunes de moins de 18 ans à ne pas travailler après 20h, alors que le coup d'envoi de la rencontre est à 21h.
Pour le faire jouer, le Bayern Munich doit ainsi demander au gouvernement allemand une dérogation, mais doit recueillir également l'accord des parents, de son pédiatre et de son école. Leonard Prescott ne pourrait pas s'entraîner dans la matinée avec ses coéquipiers, puisque la loi précise également qu'il faut un repos minimal de douze heures entre la fin de service et la reprise.