Alors que Kylian Mbappé a récemment été au cœur d'une polémique politique en Espagne après sa prise de position sur la situation à Ceuta, Zinédine Zidane a choisi de rester en retrait. Le nouveau sélectionneur des Bleus assure vouloir se concentrer sur sa mission, sans partager ses convictions politiques.
Le sélectionneur de l'équipe de France, Zinédine Zidane, a affirmé vendredi ne pas souhaiter "partager" ses "convictions" en vue de l'élection présidentielle en 2027.
"Je vais me consacrer à cette tâche, sélectionneur de l'équipe de France. Par contre, j'ai des convictions comme tout le monde, je suis un citoyen. Après, les partager... Chacun fait comme il veut, mais moi je vais essayer de me consacrer à cette tâche", a déclaré Zinédine Zidane, interrogé sur une éventuelle prise de position politique en vue de la prochaine élection présidentielle en 2027.
Une prise de parole scrutée
La réponse du nouveau sélectionneur intervient quelques jours après la prise de position de son capitaine, Kylian Mbappé, qui a refusé de prendre partie entre les habitants et les migrants à Ceuta.
L'attaquant du Real Madrid a été la cible de l'extrême droite en Espagne et en France après avoir refusé de porter entièrement un tee-shirt de soutien à la population de l'enclave espagnole, au coeur d'une crise migratoire avec le Maroc, comme le lui avait demandé son club du Real Madrid.
Il s'est ensuite justifié en expliquant vouloir à la fois être "pleinement solidaire" des habitants de Ceuta mais aussi "faire un geste et à adresser une pensée à tous les migrants qui ont perdu la vie et qui vivent eux aussi dans des conditions difficiles", sans vouloir "hiérarchiser les souffrances".
Mbappé, qui avait déjà pris position contre une arrivée au pouvoir du RN, a aussi été pris à partie sur les réseaux sociaux par l'extrême droite de ce côté-ci des Pyrénées. A l'inverse, La France insoumise a soutenu la star du Real Madrid.