Ligue 2 : Nancy - Le Mans interrompu en raison de chants homophobes

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L'arbitre de la rencontre Mehdi Mokhtari a décidé d'interrompre la partie qui a cependant repris normalement environ une minute plus tard après que les joueurs de Nancy ont demandé à leurs supporters de se calmer.
L'arbitre de la rencontre Mehdi Mokhtari a décidé d'interrompre la partie qui a cependant repris normalement environ une minute plus tard après que les joueurs de Nancy ont demandé à leurs supporters de se calmer.
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Le match entre Nancy et le Mans a été interrompu quelques secondes par l'arbitre de la rencontre suite à des chants homophobes.

C’est une première qui fera date. Le match de la 4e journée de Ligue 2 entre Nancy et Le Mans (2-1) a été interrompu quelques instants par l'arbitre en raison de chants homophobes  envers la Ligue de football professionnel (LFP), vendredi au stade Marcel-Picot.

A quelques minutes de la mi-temps et alors que le speaker du stade avait lancé un avertissement aux supporters, des chants insultants adressés à la Ligue nationale ("La Ligue, on t'enc…") sont sortis des tribunes.

Une interruption d’une minute

L'arbitre de la rencontre Mehdi Mokhtari a décidé d'interrompre la partie qui a cependant repris normalement environ une minute plus tard après que les joueurs de Nancy ont demandé à leurs supporters de se calmer.

La secrétaire d'Etat à l'Egalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa a réagi à l'incident sur twitter, parlant de propos "homophobes": "Bravo à l'arbitre Mehdi Mokhtari d'avoir interrompu courageusement le match face aux chants homophobes entonnés lors de Nancy-Le Mans comme le permet le règlement. Le foot est un sport passionnant. Il doit le rester pour tous."

De son côté, également sur twitter, la ministre des Sports Roxana Maracineanu "adresse (ses) félicitations à l'arbitre Mehdi Mokhtari ainsi qu'au délégué de la @LFPfr Alain Marseille qui ont pris leurs responsabilités et décidé d'interrompre le match de football entre Nancy et Le Mans pour injures homophobes. C'est une première. Et une dernière, je l'espère".