Jean-Michel Aulas : "Il n'y a pas besoin du Qatar pour choisir d'investir dans le foot féminin..."

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Dans le premier épisode de notre podcast "Les Attaquantes", l'incontournable président de l'Olympique lyonnais, Jean-Michel Aulas, défend sa politique de développement du football féminin. Et tacle les autres clubs au passage.

"La France est championne du monde chez les garçons, et ce serait historique d'avoir aussi les filles dans le même cycle. Il y a un alignement des planètes pour cette équipe nationale, que je crois capable aussi de gagner la finale." Pionnier du football féminin français, Jean-Michel Aulas y croit plus que jamais, à quelques jours du début de la Coupe du monde féminine de football. Mais s'il vante sa politique à l'OL, il ne manque pas d'égratigner au passage les autres dirigeants de clubs français, dans le premier épisode du podcast "Les Attaquantes" produit par Europe 1.

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Jean-Michel Aulas est l'un des premiers à avoir investi dans le football féminin. Créée en 2004, juste après celle de Montpellier (2001), la section féminine de l'Olympique lyonnais connaît aujourd'hui un succès sans précédent, avec treize titres de championnes de France consécutifs, et six Ligue des Champions au compteur.

"C'est un choix de croire dans le football féminin"

Pas un hasard quand on mesure les investissements réalisés par le président lyonnais depuis des années dans son équipe féminine. "C'est un choix de croire dans le football féminin ou de ne pas y croire, d'essayer de surfer sur une vague qui est une vague montante", se félicite Jean-Michel Aulas. "Nous, on l'a fait, et on a aujourd'hui les résultats que l'on mérite !".

Les autres clubs pourraient investir "de manière équivalente"

Jean-Michel Aulas va plus loin : il s'estime être le seul à croire vraiment dans le football féminin parmi les patrons du football français, comme le démontrent les investissements réalisés. "Il n'y a pas besoin d'État comme le Qatar pour choisir d'investir dans le football féminin", déclare, allusif, le président lyonnais. Les tensions avec les dirigeants parisiens ne sont donc pas réservées aux garçons... "La quasi-totalité des clubs issus de structures professionnelles, comme Montpellier, Bordeaux, le Paris Saint-Germain, le Paris FC ou Dijon, peuvent le faire de manière équivalente. C'est un choix", insiste-t-il.

Et quand la journaliste Camille Maestracci lui demande : "Cela veut dire que les autres équipes ne croient pas assez en ce football féminin ?", il répond : "Bien sûr, c'est exactement ça".

Europe 1
Par Idèr Nabili