Homophobie dans les stades : "Il faut être intransigeant", estime Didier Deschamps

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"Il n'y a pas de place pour ça", a estimé Didied Deschamps devant la presse.
"Il n'y a pas de place pour ça", a estimé Didied Deschamps devant la presse. © Sebastien SALOM-GOMIS / AFP
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"C'est un problème difficile à régler, ça demande une réflexion très approfondie", a estimé le sélectionneur des Bleus devant la presse, jeudi. 

Le football français doit se montrer "intransigeant" par rapport aux chants et banderoles homophobes qui touchent actuellement les rencontres de Ligue 1, a estimé jeudi le sélectionneur des Bleus Didier Deschamps, sans toutefois se prononcer sur la nécessité d'interrompre ou non les rencontres.

"C'est un problème difficile à régler"

"C'est très clair que quelle que soit la forme de contestation qu'il peut y avoir et de discrimination dans un stade, il n'y a pas de place pour ça, (...) il faut être intransigeant par rapport à ce type d'événement mais (...) c'est un problème difficile à régler, ça demande une réflexion très approfondie", a souligné Deschamps en conférence de presse à l'occasion de l'annonce des joueurs sélectionnés pour les prochains matches des éliminatoires de l'Euro-2020.

Décidées à lutter plus fermement contre les injures homophobes dans les tribunes, les instances du foot français sont confrontées au risque d'une surenchère des supporteurs et les acteurs vont devoir trouver des solutions pour sortir de l'engrenage de provocations et sanctions. Mercredi soir, les derniers matches de la 3e journée de Ligue 1 ont de nouveau été marqués par des chants et des banderoles polémiques, qui ont entraîné plus de douze minutes d'interruption de jeu lors de Nice-Marseille, alors que plusieurs rencontres de L1 et L2 ont été fortement perturbées depuis la reprise des championnats.

"Je ne vais pas exclure l'équipe de France de ça"

"Je ne vais pas dire là, il fallait (interrompre), là il ne fallait pas. Le constat que tout le monde peut faire, c'est que ça perturbe le déroulement d'un match et quand je dis ça, ça veut pas dire qu'il ne faut pas prendre cette décision-là", a argumenté Deschamps. "Je ne vais pas exclure l'équipe de France de ça, on est tous unis par rapport au fait qu'on doit lutter contre ce problème-là", a-t-il encore ajouté.