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Formule 1 : lors des essais de pré-saison à Bahreïn, Cadillac a fait ses premiers pas dans la discipline

Sergio Pérez au volant de sa Cadillac sur le circuit de Sakhir [Rudy Carezzevoli / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images via AFP]

La saison 2026 de Formule 1 va s'ouvrir avec son lot de nouveautés. L'une d'entre elle sera la 11e écurie qui présente sur la piste à partir de cette année. Cadillac fait son arrivée dans la catégorie reine du sport automobile au moment où la discipline vit une véritable révolution technique. 

La Formule 1 fait sa révolution. Nouveau règlement technique mais aussi nouvelle écurie sur la piste. Le 7 mars 2025, la FIA et la Formule 1 annonçaient que la candidature de "General Motors et TWG Motorsports pour amener l'équipe Cadillac dans le Championnat du monde de Formule 1 à partir de 2026" était approuvée.

Des pilotes expérimentés et un moteur Ferrari pour ses débuts en F1

Moins d'un an après ce communiqué, les choses se sont accélérées pour l'écurie américaine. Cette dernière a réussi à faire rouler sa première monoplace sur le circuit de Barcelone avec les autres équipes, elle a présenté sa livrée lors du Superbowl mais aussi lors d'un événement à Paris, avant de prendre part aux essais de pré-saison à Bahreïn. 

En interne, le projet Cadillac s'est constitué au fur et à mesure. Sur la piste, Cadillac a décidé de faire confiance à des pilotes d'expérience : le Mexicain Sergio Pérez et le Finlandais Valtteri Bottas. À eux deux, ce sont 527 Grands Prix disputés, 16 victoires en course et trois titres de vice-champion du monde. 

Deux pilotes qui ont été les numéros 2 de deux grands champions du monde. Bottas a été un véritable travailleur de l'ombre lors de son passage chez Mercedes aux côtés de Lewis Hamilton. Sergio Pérez a, lui, longtemps été un pilote des écuries du midfield avant de rejoindre Red Bull et d'être au service de Max Verstappen, notamment dans sa quête de son premier titre en 2021. Le Mexicain est reconnu pour sa gestion des pneumatiques, un élément qui s'annonce important pour la saison à venir. 

D'un point de vue technique, Cadillac ne produira pas son propre moteur pour le moment. L'écurie américaine a décidé de faire confiance au moteur Ferrari pour plusieurs saisons avant d'utiliser sa propre unité de puissance à l'horizon de la saison 2028. 

Être présent sur la grille de départ en Formule 1 est important pour la marque Cadillac, comme l'a révélé Jean-Pierre Diernaz, directeur Marketing de GM Europe lors de la présentation de la livrée de la monoplace à Paris : "Cadillac est un diamant. La F1 va mettre la lumière sur ce diamant et faire en sorte que la marque Cadillac soit une marque de luxe mondialement reconnue". 

La livrée de la monoplace Cadillac présentée à Paris. Crédit : Philippe Folgado

Des premiers essais satisfaisants 

Après le Shakedown à Silverstone et des premiers essais à Barcelone, sur le circuit de Sakhir, à Bahreïn, Cadillac avait fort à faire. La jeune structure américaine se devait d'avaler les tours et les kilomètres pour mieux comprendre sa monoplace, son moteur qui connaît de grands changements par rapport à l'année dernière et engranger des données pour la suite de son développement. 

Lors des trois journées de tests, Pérez et Bottas ont bouclé plus de 300 tours, soit l'équivalent de six Grands Prix (52 tours à Bahreïn, ndlr), le huitième meilleur total. Au niveau des temps au tour, le meilleur a été effectué par Bottas lors du deuxième jour en 1:36.824, trois secondes plus lent que le meilleur chrono toutes séances confondues. 

Un tel écart n'est pas étonnant à ce stade de l'année. L'écurie découvre encore la voiture et ne souhaite pas prendre de risque. Le plus important étant de rouler un maximum pour tester la fiabilité des pièces et pour prendre de l'expérience à l'aube d'une saison pas comme les autres. Cadillac n'a rencontré que des problèmes mineurs, comme un problème de cartographie moteur facilement réglable. 

"Nous sommes réalistes quant à la difficulté de la tâche. J’espère sincèrement que nous ne donnons pas l’impression d’être trop confiants, car ce n’est pas le cas. Nous sommes très lucides quant au défi qui nous attend", confiait Graeme Lowdon, le team principal de Cadillac, après la première journée d'essais. 

"Nous progressons chaque jour"

Valtteri Bottas s'est dit satisfait des essais au sein de sa nouvelle écurie tout en reconnaissant qu'il reste beaucoup de travail à effectuer avant le premier Grand Prix : "C’est bien d’être ici et de faire rouler la voiture. On apprend à chaque fois et c’est important. On a encore beaucoup de journées avant Melbourne et il y a encore beaucoup de travail. Mais nous progressons chaque jour que nous sommes en piste avec la voiture". 

De son côté, l'ancien pilote Red Bull, Sergio Pérez, a reconnu se sentir de plus en plus à l'aise au volant de sa monoplace, lui qui n'avait plus piloté de F1 depuis le GP d'Abou Dhabi 2024 : "J’ai fait des tests durant l’été qui m’ont permis de me remettre dans le rythme. Et le fait d’avoir le début d’une toute nouvelle réglementation est plutôt le bon moment pour avoir une année sabbatique."

Les premiers essais de Bahreïn ont été plutôt positifs pour Cadillac donc. Désormais place à quelques jours d'analyses de données pour les ingénieurs ainsi que quelques heures dans le simulateur pour les pilotes. Tout cela avant de revenir sur ce circuit de Sakhir pour trois nouvelles journées d'essais (18 au 20 février). 

L'objectif de la nouvelle réglementation pour 2026 est de rabattre les cartes et offrir du spectacle aux fans du monde entier. Il est difficile d'imaginer que Cadillac puisse se battre directement pour les victoires en course et surtout pour le titre mondial. Rares sont les nouvelles écuries à avoir immédiatement bouleversé la hiérarchie en F1. La formation dirigée par Graeme Lowdon arrive avec un objectif : s'installer durablement dans la discipline avant de viser les sommets.