Dopage : l'UCI va interdire le Tramadol à partir de 2019

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Sous la présence du Français David Lappartient, l'UCI va durcir la législation contre les glucorticoïdes.
Sous la présence du Français David Lappartient, l'UCI va durcir la législation contre les glucorticoïdes. © Fabrice COFFRINI / AFP
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Puissant antidouleur placé sous surveillance par l'Agence mondiale antidopage, le Tramadol est plus utilisé que dans n'importe quel autre sport.

L'Union cycliste internationale (UCI) va interdire le Tramadol, un antidouleur, et adopter des règles plus strictes concernant les glucocorticoïdes à partir de 2019, a-t-elle annoncé jeudi dans un communiqué. 

Sur des "arguments sanitaires". "L'UCI a décidé de s'engager dans une démarche d'interdiction d'usage du Tramadol en compétition, sur des arguments sanitaires", a déclaré la fédération internationale à l'issue de son comité directeur tenu à Arzon, dans le Morbihan, sous la présidence du Français David Lappartient.

Vertiges, perte de vigilance, dépendance physique… Le Tramadol, puissant antidouleur qui a été placé par l'Agence mondiale antidopage (AMA) sous surveillance sans pour autant être interdit, est un analgésique provoquant de nombreux effets indésirables : vertiges, perte de vigilance, somnolence, dépendance physique et risques d'addiction aux opioïdes. En 2014, l'AMA avait alerté sur l'usage du Tramadol dans le cyclisme. Selon ses derniers chiffres, rendus publics le 13 juin, sur 12.554 échantillons analysés dans le cyclisme en 2017, 548 contenaient du Tramadol, un taux beaucoup plus élevé que dans tous les autres sports.

D'autres mesures contre les glucorticoïdes. Dans le cadre de son agenda 2022, l'UCI a également annoncé d'autres mesures au sujet des glucocorticoïdes "à l'origine d'effets indésirables qui, lors d'un accident ou d'une urgence médicale, peuvent engager le pronostic vital". "L'UCI va solliciter l'avis d'experts internationaux de manière à définir quels tests doivent être réalisés avant une compétition afin de détecter une éventuelle insuffisance surrénalienne qui serait alors une contre-indication médicale à la compétition. Un niveau bas de cortisol entraînerait alors une impossibilité de départ", a précisé l'UCI.