Coupe de France : le Petit Poucet des 16èmes de finale vient de... La Réunion

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Les joueurs de la "Saint-Pierroise", équipe de la Réunion. 1:14
Les joueurs de la "Saint-Pierroise", équipe de football de la Réunion, à l'entraînement avant d'affronter Épinal. © AFP
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À quelques pas de l'exploit. La Jeunesse sportive saint-pierroise (JSSP), équipe de football de la Réunion, pourrait devenir le premier club d'Outre-mer à se qualifier pour les 8èmes de finale de la coupe de France. Ils affronteront Épinal, samedi, qui joue deux divisions au-dessus. Les joueurs espèrent continuer l'aventure. 

Le Petit Poucet de la compétition vient cette année de très loin. La Jeunesse sportive saint-pierroise, club le plus titré du championnat de l’île de la Réunion, évoluant en Régional 1, dispute samedi à Épinal, un club de National 2, les 16èmes de finale de la coupe de France. C'est l'équivalent de la sixième division qui affronte la quatrième. Le groupe est arrivé en début de semaine dans les Vosges, après avoir battu les professionnels de l'équipe de Niort au tour précédent.

L'espoir d'une qualification historique

Les joueurs de "La Saint-Pierroise" ont ainsi eu le temps de digérer les trois heures de décalage horaire et de s’habituer tant bien que mal au climat hivernal.Les Réunionnais, dont le déplacement est pris en charge par la Fédération française, auraient préféré, pour le prestige, affronter une grosse formation comme l'Olympique de Marseille, où évolue l’enfant du pays, Dimitri Payet. Mais ils savent que face à Épinal, seulement deux divisions au-dessus, il y a l’espoir de continuer l’aventure.

"Il faut qu’on essaye de faire honneur à notre football, le football réunionnais", s’enthousiasme l’entraîneur Christian Dafreville, coach du club depuis quatre ans. "On a un groupe qui vit bien, qui se chamaille un petit peu mais ça reste toujours bon enfant." En cas de succès, Saint Pierre deviendrait le premier club d’Outre-mer à atteindre les 8èmes de finale.

"Ce sont des moments qu'on n'oubliera jamais"

Un exploit qui serait d’autant plus remarquable que le règlement de la compétition oblige les équipes ultramarines à jouer en métropole à partir des 32èmes de finale, soit très loin de chez elles. Un désavantage qui n'entame pas la bonne humeur de l'équipe. "C’est super de vivre ce qu’on est en train de vivre. Ce sont des moments qu’on n’oubliera jamais", confie l’entraîneur.

Du côté de la presse locale vosgienne, on se réjouit. Le stade de la Colombière, d’une capacité de 3.500 places, pourrait être complet. Mercredi, il ne restait que 1.000 places en tribune non-couverte, tandis que les places de la tribune d’honneur étaient toutes vendues.

Europe 1
Par Axel May, édité par Mathilde Durand