Pourquoi le PSG peine à recruter ?

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TRANSFERTS - Malgré des gros chèques, Paris n’arrive pas à attitrer des grands noms du foot.

Acte I, la déception Beckham. Acte II, le couac Pato. Acte III la semaine dernière avec la fin de non-recevoir de Carlos Tevez. Trois refus en moins d’un mois, c’est beaucoup pour le PSG. Et ce n’est pas l’arrivée du défenseur Alex, vendredi après-midi, qui saurait cacher les difficultés de recrutement du club parisien. Europe1.fr vous donne les principales raisons.

Pas vraiment un problème d’argent. Depuis l’arrivée de QSI, le fond d’investissements qatari à la tête du PSG, l’argent n’est plus un problème. Après des emplettes à plus de 80 millions d’euros sur le marché des transferts l’été dernier, Paris était prêt à mettre le prix encore cet hiver. David Beckham devait toucher près de 800.000 euros par mois. Pato aurait émargé à 5 millions par an et Carlos Tevez en aurait perçu le double. Des salaires supérieurs à ceux qu’ils gagnent actuellement. Ce n’est donc pas une histoire d’argent.

La notoriété du PSG est encore à faire. Si le club parisien est extrêmement connu et redouté dans le championnat de France, c’est loin d’être le cas à l’étranger. Et pour cause, Paris n’a pas remporté le titre depuis 1994 et n’a été présent qu’une seule fois en Ligue des champions en dix ans. Si on compare à un club comme Lyon, présent sur la scène européenne depuis presque 10 ans, la notoriété du club est quasi-nulle. Un problème qu’a connu Manchester City en 2008 à l’arrivée de Khaldoon Khalifa Al Mubarak, un richissime homme d’affaires émirati. "City aussi avait eu du mal", raconte Simon Stainrod, un agent anglais, dans les colonnes du Parisien. "Ensuite, Robinho est arrivé et le club a eu la capacité à faire venir d’autres grands joueurs comme Silva, Yaya Touré ou Balotelli". Cet été, si le PSG réussit à se qualifier pour la C1, la donne pourrait changer.

La Ligue 1, ce n’est pas la Premier League. Paris souffre aussi d’un autre mal, le manque de challenge sportif en Ligue 1. Depuis plusieurs années, mis à part les grosses écuries comme Lyon, Marseille et Lille, la concurrence n’est pas vraiment au rendez-vous. Pour des grands joueurs comme Carlos Tevez ou Alexandre Pato, le défi est plus relevé en Italie, en Espagne ou en Angleterre.

Des infrastructures pas à la hauteur. Si le cadre de vie parisien est très agréable, difficile d’en dire autant pour le Camp des Loges. Deux petits terrains très loin du centre ville et des infrastructures pas à la hauteur de celles des grands clubs d’Europe. Leonardo l’a d’ailleurs répété à plusieurs reprises : il veut apporter du changement, un coup de neuf au Camp des Loges. Un détail peut-être pour le grand public mais pour des joueurs de renommée internationale habitués à travailler dans les meilleures conditions, ça peut compter.

Une question de temps ? Le PSG s’est peut-être vu un peu plus gros que le bœuf. Il y a plus de six mois, Paris rivalisait encore avec les clubs de Ligue 1 pour s’arracher des jeunes talents français. Aujourd’hui, les dirigeants parisiens veulent tous les plus grands noms du foot. Pour Tevez, le club de la capitale est en concurrence avec les deux clubs milanais. C’est encore trop tôt pour viser si haut.