Le Barça la tête en bas

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LIGUE DES CHAMPIONS - Trois jours après avoir perdu le clasico, le Barça a été éliminé en demies.
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"Que le football est injuste !" C'est par cette exclamation que le quotidien catalan Sport résume à sa Une la soirée de mardi soir au Camp Nou, à l'issue de laquelle le Barça a été éliminé par Chelsea (0-1, 2-2), en demi-finales de la Ligue des champions. "Injuste, cruelle, horrible, non méritée. Aucun adjectif n'est suffisant pour définir l'incroyable élimination du Barça par Chelsea. Rarement une équipe a autant mérité de se qualifier pour une demi-finale de la Ligue des champions que celle de Guardiola." Et le quotidien d'égrener les quelques chiffres de la confrontation qui résument, selon lui, cette injustice : quatre montants pour les Catalans, trois occasions pour les Blues et trois buts.

"Le football punit le Barça"

"Le football punit le Barça", résume encore Sport. Marca traduit la même idée : "le football ne pardonne pas au Barça". Comme d'autres, le Mundo Deportivo, autre quotidien pro-Barça, établit un parallèle avec deux autres matches traumatisants de l'histoire du club catalan : la finale de la Coupe des clubs champions 1961 perdue face au Benfica Lisbonne, à Berne (3-2), et plus encore la demi-finale retour de 2010 contre l'Inter Milan. Face aux Nerazzurri de José Mourinho, le Barça avait déjà échoué à gagner par deux buts d'écart face à une équipe hyper regroupée et... réduite à dix en première période après l'exclusion de Thiago Motta. "Une fois de plus, il a manqué quelque chose à l'équipe de Guardiola pour faire valoir sa supériorité technique contre un adversaire qui a joué le catenaccio." Le quotidien argentin, Olé, va même plus loin et évoque le jeu de Chelsea comme de l'"antifootball".

L'échec de Messi

Comme à l'aller, les Catalans se sont heurtés à un incroyable mur défensif, érigé depuis le début de la rencontre et maintenu après l'exclusion de John Terry à la 36e minute. Et, comme à l'aller, Lionel Messi n'a pas réussi à trouver la faille. L'échec du Barça, mardi soir, c'est aussi l'échec de l'Argentin, qui a tiré sur le poteau mais surtout manqué un penalty en début de seconde période, but qui aurait remis le Barça sur la route de sa quatrième finale en sept ans.

Messi manque un penalty :

"La pire nuit de Messi", titre le quotidien madrilène Marca, insistant sur la Messi-dépendance du club catalan. Déjà auteur d'une performance assez neutre face au Real, samedi, le triple Ballon d'Or n'a pas réussi à marquer un 15e but cette saison en Ligue des champions. Et son équipe n'a pas réussi à lui trouver une alternative, Cesc Fabregas comme Alexis Sanchez se révélant tout aussi inefficace. "Pour Messi, je veux le remercier, aujourd'hui plus que jamais", a pourtant souligné son entraîneur, "Pep" Guardiola. "C'est grâce à lui si nous sommes arrivés là. Mon admiration pour lui est sans limites : la manière dont il nous tire toujours plus loin, la manière dont il joue, c'est un exemple."

Mais mardi, cet exemple n'a pas suffi. Et après avoir laissé échapper la Liga et perdu la Ligue des champions, le Barça va devoir maintenant se concentrer sur la finale de la Coupe du Roi, qui l'opposera  à l'Athletic Bilbao le 25 mai prochain. Il va également falloir préparer l'avenir à l'issue d'une saison marquée aussi par la greffe du foie d'Eric Abidal et les atermoiements de "Pep" Guardiola. Restera, restera pas ? Le technicien catalan n'a pas encore annoncé quelle serait sa décision pour l'année prochaine. "Plus qu'un club", mais aussi plus d'un problème...